Le milieu agricole veut faire connaître ses bons coups

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De gauche à droite: Hélène Bernard, conseillère en agroenvironnement au MAPAQ, Patricia Lamy, coordonnatrice du PDAAM et Martin Marcouiller, président de la TCRAM montrant le nouveau logo de l'organisme.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le milieu agricole de la Mauricie veut faire connaître ses bons coups.

La Table de concertation régionale en agroenvironnement de la Mauricie (TCRAM), qui regroupe une vingtaine d'organismes comme des clubs conseils, des organismes de bassins versants, des syndicats locaux et des représentants de ministères, a donc fait connaître ses stratégies, lundi, pour y parvenir.

La mission de la TCRAM consistera donc à orchestrer des projets en agroenvironnement comme l'entretien et la gestion des cours d'eau, la gestion du lac Saint-Pierre, les semis directs, l'aménagement de bandes riveraines ou le reboisement des coulées.

La TCRAM «veut faire reconnaître les initiatives et les résultats qui en découlent», a expliqué hier le président de l'organisme, Martin Marcouiller. «Il faut montrer les bons coups», dit-il.

La TCRAM veut donc «mobiliser les acteurs, faire connaître l'offre de service et diffuser les actions», dit-il.

Parmi les activités proposées par la TCRAM, il y a des journées d'information. Lundi, d'ailleurs, l'organisme réunissait à Trois-Rivières de nombreux intervenants du Québec sous le thème «Mes sols chez moi et en santé». Il a été question notamment d'un projet commun à certains producteurs de la région qui ont aménagé rien de moins que 15 km de bandes arbustives en 2014 afin de protéger les cours d'eau, a indiqué hier Hélène Bernard, conseillère en agroenvironnement au MAPAQ.

Patricia Lamy, coordonnatrice du Plan de développement de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Mauricie, indique que la Mauricie présente un modèle unique de concertation agricole basé notamment sur la mise en commun des initiatives.

Martin Marcouiller estime que la Mauricie est d'ailleurs un leader à ce chapitre au Québec.

«On est beaucoup en avant des autres pour la concertation. Être 24 ou 25 autour d'une table pour parler d'environnement, c'est quelque chose. Ça ne se voit pas souvent», dit-il.

Ce dernier reconnaît qu'encore aujourd'hui, malgré toutes les initiatives, les producteurs agricoles sont perçus comme des pollueurs. L'initiative lancée lundi veut démontrer que les producteurs travaillent au contraire avec l'environnement. «On n'a pas le choix de le respecter. C'est notre gagne-pain. C'est ce qui nous fait vivre, autant l'eau que le sol», dit-il.

M. Marcouiller cite, à titre d'exemple, le fait que les agriculteurs sacrifient une partie de leurs terres pour aménager des bandes riveraines «pour le bien de l'environnement».

«On ne peut pas dire qu'on ne fait pas notre part», plaide-t-il.

Dans le contexte où la Commission de révision permanente des programmes vient de recommander à Québec de réduire de 300 millions $ l'aide en agriculture la TCRAM craint que si les budgets sont réduits, cela pourrait avoir un impact sur des initiatives comme la protection des cours d'eau ou des sols. «Si une terre est mal égouttée, on perd au niveau de nos rendements. C'est nos profits qui sont touchés», fait valoir M. Marcouiller.

«Avec les coupes budgétaires, j'espère que nos élus vont garder notre PDAAM (Plan de développement de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Mauricie) parce que c'est ce qui nous permet d'avoir des choses comme ça et de développer notre agriculture», plaide-t-il.

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