Coupes dans les commandites: une mauvaise nouvelle pour la Mauricie

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Pascal Lafrenière, directeur général du Festival western de Saint-Tite.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La consigne donnée par le Conseil du trésor aux sociétés d'État leur demandant de resserrer les dépenses de commandites pousse des dirigeants d'événements à rappeler l'importance d'une telle contribution à la vitalité de leur milieu.

Le directeur général du Festival western de Saint-Tite, Pascal Lafrenière, rappelle que son organisation a des ententes avec Loto-Québec et la Société des alcools du Québec qui permettent de boucler 20 % du financement. Si l'entente avec la SAQ sera encore valide en 2015, celle avec Loto-Québec doit être renouvelée.

«Ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle, laisse entendre M. Lafrenière. On comprend que tout le monde doit faire un effort dans le processus de l'appareil gouvernemental. Par contre, il faut être conscient du retour sur l'investissement. Les retombées directes du festival sont de 31 millions de dollars. Les sociétés d'État bénéficient de la publicité. Ces sociétés d'État ont un monopole, on pense qu'elles ont la responsabilité sociale de redonner à la société.»

La fin d'une commandite de Loto-Québec remettrait en question la programmation de certaines activités gratuites. Le festival ne pourrait présenter des spectacles gratuits comme ceux de septembre 2014 mettant en vedette les chanteuses Andrée Watters et Annie Blanchard.

«On a besoin de l'aide des sociétés d'État pour continuer de remplir notre mission», continue le dg, en ajoutant que le Regroupement des événements majeurs internationaux, dont fait partie le Festival western de Saint-Tite, fera assurément des représentations auprès des sociétés d'État afin de leur rappeler l'impact économique et touristique de leurs événements.

Loto-Québec est aussi un commanditaire important du Grand Prix de Trois-Rivières. La société d'État finance les feux d'artifice du samedi soir, un moment toujours très couru durant le week-end des courses.

«Notre entente est encore bonne pour 2015, donc ça ne change rien pour nous. Pour 2016, il faudra voir. Mais pour le renouvellement, on sait que tout le monde se serre la ceinture au gouvernement. Sauf que les commanditaires atteignent leurs objectifs en terme de visibilité. Il y a toujours un stress lié à l'appui des commanditaires. Tant qu'on fait notre travail, ça ne sera jamais ramené à zéro. Si on fait notre job, on a plus de chance de recevoir ces appuis», croit Dominic Fugère, le directeur général du GP3R.

Ce dernier rappelle l'importance pour une organisation d'être performante afin de réussir à conserver ses appuis en commandites. En même temps, il ne faudrait pas que le gouvernement impose le régime sec en matière de commandites.

«Ces programmes ne sont pas inutiles. On contribue au développement économique, on a un rayonnement. S'il n'y a pas de commandite de Loto-Québec, ce sera plus difficile pour organiser des feux d'artifice. Mais s'il n'y a aucun appui du gouvernement, il n'y aura aucun grand prix et ça va commencer à être plate! Et ça va commencer à être difficile d'attirer des gens chez nous.»

La Classique internationale de canots de la Mauricie doit renouveler son entente de commandite avec Hydro-Québec, la seule société d'État qui contribue à son portefeuille. Catherine Beaudoin-Duval se fie elle aussi au succès remporté en 2014 pour être capable de convaincre Hydro-Québec de replonger dans l'aventure l'an prochain.

«On s'attend à ce que ça facilite les négociations. Si Hydro-Québec coupe la commandite, ça ne met pas la classique en difficulté. Et même si c'est un partenaire majeur, le montant ne représente pas une somme assez importante pour qu'elle fasse l'objet de coupures. Mais ça ne m'inquiète pas vraiment. On a un bon bilan de l'édition de 2014 pour entamer le processus de demande de commandites. Une commandite, c'est donnant-donnant. On donne de la visibilité en retour», estime la coordonnatrice de la classique.

Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ sont des partenaires du FestiVoix de Trois-Rivières. Thomas Grégoire, directeur général adjoint, hésite à se prononcer sur des coupes dont on connaît bien peu de choses.

«C'est la société d'État qui va décider où elle va couper. Est-ce pour 2015 ou 2016? Dans quel secteur? Sur quels critères? Je ne peux pas dire que je suis surpris de cette annonce, car on connaît le contexte. Mais nos discussions avec eux se passent bien. Notre travail est reconnu. On est dans une relation professionnelle, dans une logique de gagnant-gagnant. On verra.»

Responsable de l'organisation des Délices d'automne, un événement commandité notamment par la SAQ, la Corporation de l'amphithéâtre de Trois-Rivières a décliné la demande d'entrevue du Nouvelliste. Le directeur général, Steve Dubé, ne veut pas faire de commentaires, étant donné que ces décisions relèvent de la sphère politique.

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