Péladeau accueilli en rock star dans Maskinongé

Pierre Karl Péladeau a littéralement charmé la centaine... (Photo : Stéphane Lessard)

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Pierre Karl Péladeau a littéralement charmé la centaine de membres et sympathisants réunis à la Porte de la Mauricie dans le cadre de l'assemblée générale du Parti Québecois.

Photo : Stéphane Lessard

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Yamachiche) Soutenu par un enthousiasme généralement destiné aux étoiles du rock'n roll, Pierre Karl Péladeau s'est présenté, samedi, devant l'assemblée générale du Parti québécois de la circonscription de Maskinongé.

La centaine de personnes massées à la Porte de la Mauricie ont applaudi jusqu'à l'ovation le député de Saint-Jérôme qui avait été invité (de longue date, indique-t-on) à prendre la parole devant les membres et les sympathisants réunis pour l'occasion.

«Nous souhaitions la venue de Pierre Karl Péladeau dans la course à la chefferie», souligne le président du comité exécutif de Maskinongé, Marc Bournival. S'il estime que la grande envergure des autres candidats engagés est notable, M. Bournival dissimule avec peine son penchant pour l'ancien patron de Québecor. «La qualité de M. Péladeau, c'est formidable!», affirme-t-il en ajoutant que, selon lui, le pouls de ses membres évolue au même rythme que le sien.

«La préférence des gens de Maskinongé pour M. Péladeau est assez marquée», renchérit Julie Gadbois en récoltant des signatures pour le clan Péladeau dans le vestibule de la salle. Anciennement bénévole pour le Bloc québécois, Mme Gadbois est convaincue que le «vent de changement» réclamé par les souverainistes depuis les dernières élections est la carte maîtresse du député de Saint-Jérôme. «J'espère qu'il va gagner et qu'il sera notre chef», lance sans hésitation Martin Beaudry, organisateur péquiste très actif dans le comté.

Chacun, donc, ne tarissait pas d'éloges à l'endroit du magnat de la presse. L'ex-députée de Champlain Noëlla Champagne, l'ex-député de Maskinongé Rémy Désilets, ainsi qu'une bonne fraction du comité exécutif du Parti québécois de cette circonscription n'étaient pas en reste. Sans compter la présence remarquée de Pierre Clouâtre, président du défunt parti municipal Force 3R et de son chef Richard Saint-Germain.

Discret lors de l'allocution de l'aspirant chef, l'ex-député de Maskinongé s'est laissé porter par les paroles de celui qu'il considère comme un candidat de premier choix. Au point où M. Désilets n'exclut pas un retour en politique, cette fois comme bénévole, mais seulement sous l'égide de Pierre Karl Péladeau. «Comme dans Astérix, M. Péladeau a la potion, l'énergie qui permettrait à tous les militants d'en faire un petit bout de plus. La petite différence qu'il apporte stimule et galvanise les troupes.»

«Depuis cinq ans, poursuit M. Désilets, je n'ai pas mis les pieds à l'exécutif du parti. Mais là, c'est l'élément Péladeau qui m'attire.»

Ainsi, lors de son allocution, M. Péladeau n'a pas manqué de s'inscrire dans la longue filiation des bâtisseurs du Québec contemporain. Selon lui, ses racines entrepreneuriales et son actuelle action politique sont dans la droite ligne du sillon creusé par les hommes qui ont construit le Québec d'aujourd'hui, de Menaud maître-draveur à Pierre Péladeau père, en passant par Jean Lesage, Mgr Alphonse-Marie Parent, Paul Gérin-Lajoie, Jacques Parizeau et René Lévesque. «Je me suis présenté en politique par respect et par estime à l'égard de ceux qui nous ont précédés», a-t-il lancé à une foule déjà conquise.

Dans son discours livré à bâtons rompus et ponctué d'anecdotes, de blagues et d'attaques contre «la tronçonneuse» du gouvernement Couillard, cela sans aide-mémoire et tenant le micro à ras le corps de manière décontracté, M. Péladeau a martelé les thèmes qui seront certes mis en évidence lors du marathon qui portera en mai 2015 l'un des six candidats actuellement en lice sur le trône du Parti québécois.

Si la souveraineté tiendra le phare des idées débattues, l'électrification des transports, la filière de l'exploitation minière, l'économie («Il faut sortir d'un état d'infériorité économique») et l'éducation ne seront pas laissés à la traîne.

Enfin, dans le cas où il deviendrait la figure de proue du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau n'entend pas renoncer au patrimoine commercial légué par son père. Pas question de choisir entre ses actions de Québecor et la gouvernance des Québécois, plaide-t-il, catégorique. «Je n'ai pas à faire ce choix, car cet héritage (Québecor) ne m'appartient pas uniquement, il appartient aux Québécois», laisse-t-il tomber sous un tonnerre d'applaudissements.

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