Mesures du gouvernement Couillard: «Désastreux pour les régions»

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Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, était de passage à Trois-Rivières.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Amorcée initialement pour s'attaquer au gouvernement conservateur en vue des élections fédérales de 2015, la tournée du secrétaire général de la FTQ a pris une tournure plus provinciale dans ses objectifs à la suite des différentes annonces du gouvernement libéral.

«Couillard dépasse par la droite Harper. Il est plus à droite que la CAQ. Rénover l'État pour eux, c'est tout démolir. C'est désastreux pour toutes les régions. Je ne comprends pas les députés de la région de ne pas se lever», a confié Serge Cadieux lors d'une entrevue accordée au Nouvelliste.

Depuis le mois de mai dernier, la centrale syndicale dispose d'un «plan de match» pour favoriser la défaite des conservateurs à Ottawa. Et huit circonscriptions fédérales du Québec ont d'ailleurs été ciblées pour que soit élu «n'importe qui sauf un conservateur» l'an prochain.

Mais voilà que la FTQ se voit forcée d'élaborer une stratégie pour riposter à cette attaque frontale des libéraux provinciaux contre «la population au complet». Et au-delà des grandes manifestations du 29 novembre, il y aura, dit-il, «un plan de match jusqu'à la Fête nationale». Comme quoi la période des Fêtes, assure-t-il, ne réussira pas à faire retomber la poussière.

Alors que le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a fait appel au sens des responsabilités des syndicats, M. Cadieux fait plutôt appel au sens des responsabilités du gouvernement. «Ça ne fait pas 100 ans les élections, mais au lieu de créer de la richesse, il s'est déjà perdu 70 000 emplois et voilà qu'il y en aura 40 000 de moins dans la fonction publique», a fait remarquer celui qui reproche au gouvernement Couillard d'être «menteur et malhonnête».

Selon lui, c'est le patronat qui est au pouvoir au Québec. «On a mis ça dans les mains d'un idéologue de droite qui n'a jamais travaillé dans une entreprise de sa vie. On assiste à la ligue nationale d'improvisation», affirme le dirigeant syndical.

À son avis, il y a pourtant des solutions à l'impasse budgétaire. «Il faut reporter d'au moins un an l'atteinte de l'équilibre budgétaire comme l'ont fait l'Ontario et le gouvernement fédéral. Mais aussi, comment se fait-il que 1825 grandes entreprises au Québec ne paient aucun sou d'impôt?

Québec devrait, comme l'Ontario, instaurer un impôt minimum pour les entreprises. Et le temps est aussi venu de revenir sur l'exonération des gains en capital, pourquoi ne pas les imposer à 100 % comme les revenus de travail?», se demande M. Cadieux.

Invité à comparer le début de mandat des libéraux avec celui du Parti québécois, en 2012, il voit la différence suivante: le gouvernement Marois a reculé sur certaines promesses tandis que le gouvernement Couillard «fait ce qu'il n'a pas annoncé».

Et le secrétaire général de la FTQ ne prise guère que le démantèlement du modèle québécois se fasse sans débat public, ni que le comité de revue des programmes n'ait pas reçu le mandat de vérifier leur efficacité, mais simplement de couper 3,2 milliards de dollars. «On ne peut pas tout couper et il y a des programmes où il faudrait mettre plus d'argent», soutient-il en conclusion.

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