Révision des programmes: les organismes de la région consternés

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'était la consternation au sein de divers organismes de la région après avoir pris connaissance du premier rapport de la Commission de la révision permanente des programmes. Selon le Carrefour d'aide aux non-syndiqués (CANOS), la commission a oublié une partie de son mandat qui était la protection des services essentiels offerts aux citoyens.

«Les modifications proposées à la tarification des services de garde à l'enfance, aux transferts aux municipalités, aux mesures de soutien au secteur de l'agriculture et aux soins préhospitaliers démontrent l'incapacité des membres de la commission à remplir le mandat confié par le gouvernement», peut-on lire dans un communiqué émis lundi, et signé par Marie-Josée Magny.

«La commission a choisi de comparer les services et programmes provinciaux et les coûts par habitant à l'une des provinces affichant l'un des pires scores au niveau de la répartition des revenus au Canada, soit l'Ontario, dénonce-t-elle. Alors qu'en 2009, le Québec était l'une des provinces affichant la répartition des revenus la plus égalitaire,en raison des mesures et programmes de soutien aux personnes et aux familles, les recommandations de la commission risquent de nous ramener en queue de peloton.»

Au Regroupement des organismes d'éducation populaire autonome de la Mauricie (ROM), on se questionnait également sur la pertinence de comparer sans arrêt les programmes du Québec avec ceux du reste du pays.

«C'est inquiétant parce que les sociétés font des choix en fonction des besoins de leurs populations. Ces choix font la spécificité du Québec à bien des égards et les retombées bénéfiques de ces choix sont balayées sous le tapis par madame Robillard et son comité», souligne le coordonnateur, Kevin Nzoula-Mendome.

Mme Magny ajoute qu'il est faux de prétendre qu'une augmentation des frais de garde à 35 $ par jour pour la garde d'un enfant, ne puisse avoir des répercussions négatives sur la participation des femmes au marché du travail. Elle y voit aussi une atteinte à l'égalité des sexes car, dit-elle, les sociétés les plus égalitaires de ce monde ont mis en place des programmes de services de garde à l'enfance encore plus généreux que celui du Québec.

Concernant la recommandation d'abolir le Programme de soutien à l'action bénévole, CANOS juge que malgré la modestie des sommes accordées, elles avaient un impact réel dans le milieu communautaire. En terminant, Mme Magny invite la commission à faire preuve de plus de rigueur dans son processus de révision et à vraiment s'informer des impacts réels de ses recommandations sur les populations concernées.

Du côté de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles de la Mauricie, on tentait de demeurer calme malgré les impacts potentiels des recommandations de la Commission de révision des programmes visant son milieu. Jean-Marie Giguère croit que le groupe de travail sur la sécurité du revenu et les outils financiers arrivera à des conclusions différentes - et «plus éclairées» - que la commission Robillard.

«On a bon espoir que le ministre Paradis verra clair dans cette analyse comparative décontextualisée visant à faire mal paraître le secteur agricole», a lancé le président.

Avec la collaboration de Vincent Gauthier

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