Réforme des commissions scolaires: décision étrange

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «On ne sait pas où le gouvernement s'en va. Et je suis convaincu que l'élève n'est pas au coeur de tout ça.»

La réforme des commissions scolaires annoncée par le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a soulevé sa large part de critiques au cours des derniers jours et la réaction du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges prend la même direction. Sa présidente, Claudia Cousin, admet qu'elle cherche la logique derrière cette décision du gouvernement qui entraîne un redécoupage du territoire des Commissions scolaires du Chemin-du-Roy et de l'Énergie.

Ce syndicat représente 1900 membres affectés dans les différentes écoles de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Mme Cousin doute que le bien-être de l'élève ait été considéré dans cette décision.

«Où est le bénéfice pour les élèves? On dit à des jeunes de Saint-Boniface qui se dirigent actuellement à l'école secondaire Val-Mauricie, située à 10 minutes, qu'ils vont à l'avenir fréquenter une école très loin de chez eux. En quoi ça donne un plus au service offert aux familles? On ne sent pas que l'élève est au coeur des préoccupations.»

Selon les données dévoilées la semaine dernière, le changement de territoire des deux commissions scolaire entraînera un transfert d'élèves entre les deux organisations. Le résultat final sera presque équivalent à la situation initiale.

«Il y a 1009 élèves de la Commission scolaire de l'Énergie qui vont arriver à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et il y a 1052 élèves qui vont faire le chemin inverse. On ne croit pas qu'on fera de réelles économies avec ça. Le ministre veut faire économies. Mais quelles sont les économies à réaliser?», se questionne Mme Cousin.

Une telle décision aura aussi des impacts sur la vie des enseignants n'ayant pas de permanence. Un enseignant à statut précaire qui demeure à Trois-Rivières préfère de beaucoup récupérer un contrat de remplacement à une école située à Saint-Maurice qu'à Saint-Mathieu-du-Parc. Et la situation sera la même pour les membres du Syndicat de l'enseignement de la Mauricie qui regroupe les enseignants de la Commission scolaire de l'Énergie, souligne Mme Cousin. Par exemple, un prof qui réside au Centre-de-la-Mauricie devra accepter de se déplacer à Louiseville au lieu d'aller à Saint-Élie-de-Caxton.

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