Des révélations frustrantes pour Tommy Grenier

Tommy Grenier... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Tommy Grenier

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) C'est avec une certaine frustration que Tommy Grenier a récemment pris connaissance du rapport d'enquête rédigé par le Bureau de la sécurité des transports du Canada dans lequel on apprend que l'entretien de l'appareil dans lequel il prenait place est pointé du doigt, du bout des lèvres.

Rappelons que son instructeur Stéphane Barrette et lui avaient frôlé la mort, le 15 octobre 2012, quand leur petit avion s'est écrasé à Princeville après que le moteur droit de l'appareil eût subi un bris catastrophique avant de prendre feu.

Pour Grenier, dont le quotidien demeure grandement perturbé deux ans plus tard en raison des blessures subies dans l'écrasement, ces révélations sont désolantes. «C'est choquant, si ce n'était pas arrivé à moi, ça serait arrivé à quelqu'un d'autre», souligne le jeune homme de 24 ans qui doit encore à ce jour utiliser des béquilles pour se déplacer.

À l'intérieur du document, on indique notamment que «les dossiers de maintenance [...] indiquent que l'aéronef n'était pas entretenu conformément au Règlement de l'aviation canadien».

Parmi les aspects non-conformes, on note une fuite d'huile survenue lors du vol précédent qui n'avait pas été inscrite dans le carnet de route. Puis, avant que l'appareil ne soit remis en circulation, il y aurait notamment dû y avoir un vol de maintenance, selon le BST, ce qui n'a pas été fait. «Il aurait été prudent de cerner l'origine de la fuite d'huile avant la remise de l'aéronef en service», écrit-on aussi.

Dans le rapport d'enquête, la compagnie d'aviation Nadeau Air Services n'est pas blâmée directement, même si le BST soulève tout de même des questions à propos de certaines réparations effectuées par Divco Inc. sur l'appareil de type Piper, dont le carter dans le goujon numéro 2. «La zone réparée comportait des défauts de réparation qui excédaient les spécifications du motoriste et qui ont mené à la formation d'une fissure de fatigue sur le carter. Il se peut que la réparation du carter et les procédures de contrôle de la qualité inefficaces aient augmenté le risque d'un bris de moteur.»

Dans l'esprit de Tommy Grenier, cet aspect pointe assurément du doigt l'entreprise propriétaire de l'avion, même si le BST ne vas pas jusqu'à lui faire porter le blâme directement. «Ils ont soudé le piston et c'est ce qui a fait craquer la pièce. Au début, je ne savais pas ce qui était à l'origine de l'écrasement, mais de savoir maintenant que c'est peut-être à cause qu'ils ont fait une erreur, c'est fâchant», laisse tomber le jeune homme qui s'est récemment déniché un boulot dans un centre d'appels. «Ça fait du bien au moral et au porte-feuille!»

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