Carpe Diem peut aller de l'avant avec son projet d'agrandissement

Nicole Poirier dans la cuisine de Carpe Diem,... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Nicole Poirier dans la cuisine de Carpe Diem, par où l'agrandissement s'effectuera maintenant que l'organisme a obtenu sa dérogation mineure.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est maintenant officiel, la Maison Carpe Diem obtiendra de la Ville de Trois-Rivières la dérogation mineure dont elle avait besoin pour procéder à l'achat de la maison qu'elle loue actuellement et d'une partie du terrain arrière, propriété de la fabrique, pour éventuellement agrandir ses locaux.

«Nous avions besoin de cette dérogation pour nous "séparer'' de l'église voisine avec laquelle nous avons un mur mitoyen, explique Nicole Poirier directrice de Carpe Diem. Le conseiller municipal, Daniel Cournoyer, vient de me dire que notre demande est acceptée, alors nous allons pouvoir finaliser l'achat dans les prochains mois pour ensuite construire.»

Il s'agit d'une bonne nouvelle pour cet organisme qui a toujours souhaité pouvoir accompagner ses bénéficiaires atteints de la maladie d'Alzheimer, plus loin et plus longtemps dans leur maladie, ce qui nécessitait des locaux mieux adaptés.

Mme Poirier s'est réjouie, lundi, de la bonne nouvelle qui lui permet la réalisation d'un projet auquel elle n'a jamais renoncé. «On continue. Ce colloque qu'on annonce ce matin [NDLR: voir autre texte], c'est aussi une autre façon pour nous de pousser la machine. On coupe peut-être partout mais on ne coupe pas dans l'humanité des soins», affirme-t-elle avec conviction.

La directrice de Carpe Diem se dit par ailleurs un peu inquiète des coupes annoncées ces dernières semaines dans un contexte d'austérité et qui inévitablement toucheront le soutien qu'on donne aux organismes comme le sien.

«Oui ça m'inquiète, parce que les personnes atteintes de la maladie ne pourront s'organiser et descendre dans la rue. Leurs familles qui en ont plein les bras non plus. Pourtant, la maladie d'Alzheimer touche 150 000 personnes au Québec, multiplié par trois, quand on compte les proches. Oui, ça nous inquiète mais on continue de payer des taxes et des impôts et si la maladie coûte cher en attendant qu'on la guérisse, il y a aussi une économie qui tourne autour: des résidences, des emplois. Carpe Diem crée 40 emplois et enlève une pression sur le réseau public, rappelle-t-elle. Les personnes qui viennent ici, qu'on accueille le jour ou en domicile, elles ne sont pas dans le réseau public. Une personne qui quitte Carpe Diem pour aller dans le réseau public en CHSLD, ça coûte le double, note Mme Poirier. Et c'est sans compter les médicaments. Les personnes chez nous en consomment beaucoup moins.»

Rappelons qu'annuellement, Carpe Diem reçoit 67 personnes en centre de jour, 21 personnes en courts séjours allant de deux à 30 jours, accompagne 74 familles à domicile et accueille en permanence 15 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. L'organisme reçoit aussi environ 9000 appels en provenance de familles pour du soutien, de la consultation et de l'information et organise 895 rencontres familiales ou individuelles rejoignant 329 personnes atteintes et 1089 proches aidants.

Selon un rapport d'un comité d'experts remis en 2009 au gouvernement du Québec, on prédisait que presque un baby-boomer sur cinq souffrira de la maladie d'Alzheimer au cours de sa vie. En 2009, 100 000 Québécois étaient atteints, en 2015 on en prédisait 120 000 (on en est déjà à 150 000) tandis qu'en 2030, on atteindrait 200 000, ce qui paraît déjà sous-estimé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer