Église Saint-Philippe: pas d'inquiétude de la part de la Ville

La Ville de Trois-Rivières a toujours l'objectif d'assister... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

La Ville de Trois-Rivières a toujours l'objectif d'assister au début des travaux de démolition de l'église Saint-Philippe d'ici la fin de l'année.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Plus de deux semaines après avoir accordé le contrat de démolition de l'église Saint-Philippe à une entreprise de Québec, la Ville de Trois-Rivières n'est pas inquiète outre mesure de voir que le plan de démolition n'est pas encore approuvé par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

Lundi, CFG Construction a fait parvenir à la CSST son plan de démolition. La CSST lui a indiqué deux jours plus tard que la méthode de retrait de l'amiante proposée par l'entreprise est conforme à la réglementation. Avant de procéder à cette étape, la compagnie doit toutefois fournir une attestation concernant la sécurité des lieux. La CSST a aussi demandé à CFG de déposer des précisions quant à son plan de démolition.

«Aussitôt que l'attestation sur la sécurité des lieux sera déposée, les travaux pour l'enlèvement de l'amiante pourront commencer», déclare Amélia Larin, porte-parole de la direction de la Mauricie et du Centre-du-Québec de la CSST.

La conformité du plan de retrait de l'amiante est une bonne nouvelle, soutient Yvan Toutant. Pour le reste, le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières semble loin de s'en faire.

«La présence d'amiante complexifie le processus. Il y a des ajustements à faire. L'entrepreneur nous tient au courant, on était d'ailleurs avec l'entrepreneur et la CSST lors de la visite des lieux la semaine dernière. La décision d'émettre le certificat d'autorisation relève de la CSST, mais le dossier va bon train. Ce n'est pas quelque chose qui nous inquiète.»

À moins de cinq semaines de la période des Fêtes, M. Toutant demeure confiant de voir les travaux être amorcés en 2014 et être complétés d'ici le 31 janvier. Cette date butoir apparaît dans les conditions de l'appel d'offres préparé par la Ville de Trois-Rivières pour la démolition de l'ancienne église.

«L'objectif est toujours de commencer les travaux avant les Fêtes et de finir pour le 31 janvier. Mais il faut s'assurer que le chantier soit sécuritaire pour les travailleurs et pour les personnes qui demeurent aux alentours de l'église. Si, pour s'épargner des accidents, il faut finir à la mi-février, on finira à la mi-février. Notre priorité est la sécurité des citoyens», répète M. Toutant, en avouant que la chute de neige mouillante en début de semaine augmente le niveau d'inquiétude quant au risque d'effondrement de l'église.

Malgré de nombreuses tentatives, Le Nouvelliste n'a pu entrer en contact avec la direction de CFG.

Taxes impayées

D'autre part, la Ville de Trois-Rivières confirme que Denis Despins n'a pas réglé ses arrérages de taxes reliés à l'église Saint-Philippe. M. Despins avait jusqu'au 11 novembre pour payer au moins la valeur d'une année de taxation, lui qui doit plus de 18 100 $ pour les années 2012, 2013 et 2014.

La Ville obtient le droit de saisir la propriété de M. Despins et de la revendre pour espérer être remboursée.

«On va procéder comme le stipule la loi. Comme on a pris possession des lieux, on va se rembourser éventuellement en vendant le terrain qui est très intéressant pour la construction de multilogements. Et le jugement de la Cour supérieure nous donne le droit de démolir et de lui refiler la facture», raconte Yvan Toutant, convaincu que Denis Despins ne déboursera pas un sou pour la démolition de l'église.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer