Marie Gagnon devient sous-ministre associée au ministère de la Sécurité publique

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La directrice générale de l'École nationale de police du Québec, Marie Gagnon, deviendra à partir de vendredi, sous-ministre associée au ministère de la Sécurité publique du Québec.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Nicolet) La directrice générale de l'École nationale de police du Québec, Marie Gagnon, qui vient d'être nommée sous-ministre associée au ministère de la Sécurité publique du Québec, entrera en fonction vendredi. Son successeur à l'ÉNPQ devrait être nommé sous peu par le Conseil des ministres.

Mme Gagnon s'occupera de la direction générale des affaires policières. Cette dernière a pour mandat principal de conseiller le ministre sur l'organisation policière, la prévention de la criminalité, la lutte contre le crime organisé et le terrorisme ainsi que sur la sécurité publique, la sécurité privée et la sécurité de l'État. C'est également de cette direction que relèvent les orientations stratégiques touchant les populations autochtones.

Rappelons que Mme Gagnon avait pris la tête de l'École nationale de police du Québec en août 2010. Elle devenait ainsi la dixième personne à occuper ce poste et succédait à Michel Beaudoin. Ce n'est d'ailleurs pas sans un certain pincement au coeur que cette dernière quittera l'institution, elle qui, en 2012, l'avait dotée d'un ambitieux plan stratégique de développement qui prendra fin en 2016.

Très de son temps, la formation qui est dispensée à l'ENPQ s'adapte rapidement aux nouvelles réalités. À titre d'exemple, elle touche également les médias sociaux (comme outil de travail, comme utilisateur, mais aussi comme contrainte), le terrorisme et même le nouveau phénomène de radicalisation religieuse.

«J'ai une fierté incommensurable pour la formation policière au Québec, avoue Mme Gagnon. Pour moi, c'est une formation d'enseignement de niveau supérieur, une formation d'envergure qui se caractérise par la multidisciplinarité des formateurs tant civils que policiers, ce qui est plutôt rare dans le monde.»

Selon la nouvelle sous-ministre, il ne fait aucun doute que l'École de police du Québec de Nicolet est un joyau, «autant par la forme que par le fond», et qu'elle joue un rôle unique, puisque tous les policiers du Québec passent obligatoirement par cette école pour leur formation initiale comme pour leur perfectionnement, sans oublier toutes les autres clientèles travaillant en lien avec la sécurité publique (agents correctionnels, agents de la paix, de la faune, constables spéciaux etc.). Une clientèle qu'on veut continuer à élargir.

Elle rappelle également que l'école constitue désormais «une fenêtre sur le monde» puisqu'elle reçoit annuellement au moins une quinzaine de délégations étrangères, tout en étant intégrée dans un réseau francophone du savoir.

«Nous sommes au coeur de la formation policière, insiste Mme Gagnon. Ce dont je suis contente, c'est qu'avec la dernière planification stratégique, nous avons réaffirmé encore plus fort le rôle de chef de file de l'École nationale de police. Nous sommes toujours en avant au niveau des pratiques policières novatrices, en ce qui à trait aux contenus des formations et aux stratégies pédagogiques.»

On doit également à Mme Gagnon la mise sur pied d'un centre de savoir disciplinaire, c'est-à-dire un centre de recherche. «C'est dans notre mission, note-t-elle fermement. Il doit assurer une vigie nécessaire au niveau des contenus sur la base d'une démarche scientifique.»

C'est également sous le mandat de Mme Gagnon que s'est amorcée la construction du nouveau pavillon de formation, le pavillon R, qui abrite des plateaux d'entraînement de combat rapproché dotés d'équipements de pointe. Il est destiné, entre autres, à des groupes d'intervention tactique à haut risque. Une première au Québec.

«Avec des décors amovibles, on peut y simuler différents contextes d'intervention, rappelle-t-elle. Les policiers tirent de vraies balles dans ce pavillon-là.»

Selon Mme Gagnon, tous les changements apportés font en sorte que la formation des policiers reste toujours vivante. L'ÉNPQ dispense aussi de la formation en réseau et, sous sa direction, a établi des antennes de formation directe à Québec et Montréal, où des salles sont connectées avec l'école.

La directrice générale quittera ses fonctions avant l'arrivée de son successeur, mais assure rester disponible pour faciliter une transition harmonieuse. «J'ai tellement à coeur le futur de notre joyau québécois, que je vais tout faire pour faciliter l'intégration du nouveau directeur et assurer le passage des dossiers et orientations pour le mieux être du personnel de l'école et de la formation», a-t-elle conclu.

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