Guignolée de la pédiatrie sociale: «Il faudrait bien approcher les six chiffres»

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De gauche à droite, André Goudreau, président du CPSTR, Pierre Saint-Jacques, propriétaire du Canadian Tire du boulevard des Forges où les dons peuvent être déposés et le Dr Raymond Perrault, cofondateur du CPSTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Grande guignolée du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières en sera à sa cinquième édition, le13 décembre.

L'organisme, qui offre des services médicaux et sociaux aux enfants vulnérables de 0 à 16 ans des quartiers défavorisés de la ville, avait amassé 75 000 $, l'an dernier.

«Cette année, il faudrait bien approcher les six chiffres», souhaite de tout coeur le président du conseil d'administration, André Goudreau.

Pas moins de 350 enfants ont bénéficié, l'an dernier, de la Pédiatrie sociale.

«Les projets de la Pédiatrie sociale sont nés des besoins de ces enfants-là», rappelle le Dr Raymond Perrault, un des fondateurs du CPSTR avec le Dr Michel L'Étoile qui est récemment décédé.

Parmi les actions posées par le CPSTR, il y a le projet Pomme qui consiste à donner une pomme par jour en collation à des enfants vulnérables dans les quartiers défavorisés. Au départ, les enfants de deux écoles bénéficiaient de ce programme. Présentement, le projet touche 12 écoles, tout cela grâce à la collaboration de la communauté, indique le Dr Perrault.

«Les enfants qui viennent des milieux défavorisés ont, en général, un petit déjeuner à l'école parce qu'ils n'ont pas toujours les moyens d'en avoir à la maison. Mais ces enfants-là n'ont pas de collation. On s'est assuré, avec ce projet-là, d'avoir au moins une collation santé», indique le médecin.

Depuis deux ans, le CPSTR offre des services d'art thérapie dans deux écoles par l'entremise d'une personne formée en psychologie et en arts plastiques. Par le jeu et le dessin, elle peut faire ressortir les angoisses d'enfants qui, pour certains, vivent des situations pénibles. «Ça nous permet de voir les pensées profondes de ces enfants-là», explique le Dr Perrault.

Le Centre de pédiatrie sociale offre aussi des services d'orthodontie, non pas à des fins esthétiques, mais des traitements fonctionnels, explique le médecin. «Nous avons présentement deux enfants qui sont sous traitement actif», dit-il.

La Pédiatrie sociale investit aussi dans un programme appelé le «préalable 4 ans» en collaboration avec des ergothérapeutes de l'UQTR. «Il y a actuellement un enfant sur trois qui n'est pas prêt à aller à l'école», indique le Dr Perrault, «surtout parce qu'il y a des retards globaux, surtout des retards en langage et des retards psychosociaux aussi.»

Un projet de psychomotricité a vu le jour récemment à l'école Sainte-Thérèse, ajoute-t-il.

La Pédiatrie sociale a aussi permis à 10 enfants défavorisés de se rendre au camp Minogami.

Pour réaliser toutes ces activités, «il faut la participation de toute la communauté», fait valoir le cofondateur du CPSTR. Voilà pourquoi chaque don est important. Le 13 décembre, il sera possible de donner dans un des nombreux points de cueillette.

Notons que le Dr Raymond Perrault prend sa retraite de la pratique médicale, mais demeurera actif au sein du CPSTR. Le Dr L'Étoile n'étant plus, trois autres médecins ont pris la relève pour assurer les activités de la Pédiatrie sociale, soit la Dre Marie-Céline Caumartin, la Dre Nicole Leblanc et la Dre Nancy Amstutz.

La Pédiatrie sociale, qui existe depuis 2006, fonctionne toujours à raison de huit jours par mois. Plus de 750 enfants ont reçu, jusqu'à présent, des services médicaux et sociaux.

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