Un Trifluvien sauvé in extremis à Venise

Roger Mongrain (à droite) se trouvait à Venise...

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Roger Mongrain (à droite) se trouvait à Venise lorsqu'il a été terrassé par une crise cardiaque. Il doit aujourd'hui la vie à des touristes britanniques et au personnel médical italien. Il est ici accompagné de son épouse Colette Thiffeault-Mongrain, de sa belle-soeur, Claire Thiffeault-Bettez et de sa fille Élizabeth Mongrain.

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(Trois-Rivières) Roger Mongrain, un septuagénaire du secteur Cap-de-la-Madeleine, peut aujourd'hui se vanter d'être un miraculé. Alors qu'il était en voyage avec sa famille à Venise, le 27 octobre dernier, il a survécu à deux arrêts cardiaques grâce à l'intervention rapide de touristes britanniques, de sa femme et de sa fille qui lui sont venus en aide avant d'être confié aux bons soins d'un hôpital local, a appris Le Nouvelliste.

L'intervention a été à ce point spectaculaire qu'elle a été rapportée dans le journal national italien Corriere del Veneto, en plus d'avoir été inscrite sur le site web du centre hospitalier, qui voulait souligner l'accomplissement de l'équipe médicale en place.

Selon le récit qui nous a été rapporté par sa fille, Élizabeth Mongrain, M. Mongrain venait d'arriver à Venise pour ce qui devait être les derniers jours d'un voyage de six semaines visant à souligner son anniversaire ainsi que celui de son épouse, Colette Thiffeault-Mongrain.

Le 27 octobre, accompagné de sa femme, de sa fille Élizabeth et de sa belle-soeur, Claire Thiffeault-Bettez, M. Mongrain a déposé les valises à l'appartement avant d'éprouver un malaise. Il a choisi de s'étendre quelques minutes pour se reposer. Mais environ 90 minutes plus tard, alors qu'ils étaient en route vers un restaurant, M. Mongrain s'est effondré sur le sol, terrassé par une crise cardiaque.

Deux touristes britanniques qui passaient par là, et qui étaient tous deux médecins, ont alors débuté un massage cardiaque pendant que sa femme et sa fille lui administraient la respiration artificielle, des manoeuvres qui ont duré quinze longues minutes. Des ambulanciers arrivés par bateau ont ensuite pris le relais et ont pu retrouver un pouls après trois tentatives avec le défibrillateur. M. Mongrain a ensuite été déposé sur une civière et transporté à pied vers l'Hôpital civil de Venise, qui se trouvait à quelques pas de là.

Plusieurs interventions médicales d'urgence ont été pratiquées, dont une angioplastie sur l'artère responsable de la crise. Cinq heures plus tard, un autre arrêt cardiaque est survenu, entraînant d'autres manoeuvres médicales et le plongeant dans un coma artificiel.

Roger Mongrain est resté dans cet état comateux pendant près de 24 heures, laissant craindre le pire à sa famille et au personnel médical quant à ses capacités cérébrales et pulmonaires à son réveil. Toutefois, le 28 octobre en soirée, il s'est éveillé, arrachant seul l'intubation et respirant par lui-même. «On se demandait s'il s'agissait d'une preuve de conscience ou d'un simple réflexe. Il a entrouvert les yeux et a commencé à répondre aux questions qui lui étaient posées. Il se souvenait de tout, ou presque», raconte Élizabeth Mongrain.

Le 31 octobre, M. Mongrain a subi une seconde angioplastie pour déboucher une deuxième artère bloquée, avant que les médecins ne découvrent que la première angioplastie devait être refaite étant donné la résistance du patient à la médication reçue. «Le résultat est positif, mais il s'en est fallu de peu», ajoute sa fille. Selon elle, le personnel médical a confié à la famille que la réussite des interventions relevait pratiquement du miracle.

Le groupe, qui devait revenir au Québec le 1er novembre, a donc prolongé son séjour en Italie pour permettre à Roger Mongrain de reprendre quelques forces avant de penser à pouvoir embarquer dans l'avion.

M. Mongrain est rentré au pays hier soir par avion, et devra de nouveau faire l'objet d'un suivi médical très serré et possiblement d'autres interventions médicales au besoin, selon sa fille, qui n'avait que de bons mots pour tous ceux qui ont contribué au rétablissement de son père. «La rapidité et la qualité de l'intervention, l'excellence du département de cardiologie et les efforts de communication considérables ont permis de créer un contexte favorable à une conclusion heureuse pour notre famille», souligne-t-elle.

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