Les infirmières sont à bout de souffle

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les infirmières du département parents-enfants du Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières sont à bout de souffle: une situation qui serait attribuable à la lourdeur du travail clérical qu'elles doivent assumer dans le cadre de leurs fonctions. Faute de temps, elles escamotent ou raccourcissent l'heure du dîner et ne prennent pas leurs pauses la plupart du temps.

Louis Brunelle, directeur des ressources humaines au CSSS de Trois-Rivières, a reconnu le problème et consultait hier tous les quarts de travail pour tenter de trouver une solution à une situation qui perdure depuis l'été dernier, a-t-il confirmé. «On a les informations à l'effet qu'il y a du mécontentement. Dans ce dossier-là comme dans tous les dossiers, on est très préoccupés par les conditions d'exercice de nos infirmières comme pour l'ensemble de nos salariés. Dans ces cas, on rencontre la partie syndicale. Ce qui a été fait en octobre. On nous a parlé du travail clérical et des nombreux protocoles à remplir.»

M. Brunelle admet que ce type de travail n'est pas nouveau et ne peut encore fournir d'explications. «Aujourd'hui même (hier), avec la directrice et la chef de service, on rencontre tous les salariés du secteur parents-enfants pour comprendre ce qui se passe et d'où découle cette insatisfaction et comment on peut améliorer les choses. Ça veut dire les quarts de nuit, de jour et de soir. Ce qui a été convenu, c'est de mettre en place un comité de travail pour revoir un peu l'organisation et s'assurer qu'on va améliorer les conditions d'exercice s'il y a lieu. On veut faire participer les salariés. Ensuite, on va rencontrer à nouveau le syndicat en décembre pour la suite des choses et ça devrait avoir amélioré la situation.»

Le directeur des ressources humaines ne croit pas que la situation soit due à un babyboom à la maternité, même si ce sont des choses qui peuvent arriver, au même titre qu'un débordement à l'urgence. «Ce sont des choses qui arrivent ponctuellement et qu'on peut contrer en ajoutant du personnel. Dans ce cas, ce n'est pas l'information qu'on a. Ce serait plus une question d'organisation cléricale.»

Il précise par ailleurs que la situation s'était un peu résorbée il y a quelques semaines pour se dégrader à nouveau, sans qu'on sache exactement pourquoi.

Du côté du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires du Coeur-du- Québec, ont dit aussi prendre les plaintes des infirmières très au sérieux. La présidente, Andrée Guillemette, confirme avoir rencontré l'employeur il y a une semaine et demie. «Il semble au courant que le fardeau de tâche n'est pas évident. Il semble analyser la situation. Il est au courant que les infirmières n'ont pas le temps de prendre leurs repas. On attend un retour de sa part pour savoir s'ils vont modifier des choses», a-t-elle confié.

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