Éric Chartier dénonce le climat qui règne à l'UQTR

Le professeur Éric Chartier posera sa candidature à... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

Agrandir

Le professeur Éric Chartier posera sa candidature à la présidence du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les procédures judiciaires d'appel à partir de nouvelles preuves entamées par l'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, contre l'UQTR, ont eu des échos. Cet événement motive en effet le professeur Éric Chartier à poser sa candidature à la présidence du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, poste laissé vacant à la suite de la récente démission de Pierre Baillargeon.

Du côté du Syndicat, on indique toutefois que la campagne électorale n'est pas encore commencée. Le 27 novembre, le conseil syndical déterminera la façon dont sera remplacé M. Baillargeon. Soit que le poste sera ouvert tout de suite et qu'une personne soit élue par les délégués syndicaux jusqu'en mars 2015, soit que le conseil syndical décide de poursuivre l'intérim jusqu'en mars 2015 pour que l'ensemble des professeurs votent. Donc avant le 27 novembre, il n'y a pas de campagne électorale indique Alain Gamelin, responsable des affaires syndicales.

La candidature du professeur Chartier est donc prématurée, dit-il.

«Je ne suis pas insensible à ce que j'ai lu en fin de semaine (dans Le Nouvelliste) à propos de M. Gélinas», indique pour sa part l'aspirant à la présidence. «C'est ce qui m'appelle, justement, à venir faire un travail au niveau du syndicat des professeur(e)s. Le climat organisationnel n'est pas ce qu'on connaissait il y a quelques années», dit-il.

«J'ai un grand respect pour l'administration de M. (Ghyslain) Bourque (recteur qui a précédé Nadia Ghazzali) et la gestion de M. (René) Garneau, ancien vice-recteur à l'administration et aux finances. J'ai constaté aussi la satisfaction de la communauté universitaire envers Martin Gélinas. Au niveau des griefs, il n'y en avait que pour 200 000 $ par année avec 2000 personnes. C'est exceptionnel», dit-il.

En ce moment, ajoute-t-il, on compte pour 1,2 million $ de griefs et 500 000 $ de litiges. «Ça porte à poser certains questionnements», indique le professeur spécialisé en performance organisationnelle, saine gouvernance, fiscalité, comptabilité et gestion.

«Ce qui a été annoncé dans les médias, en fin de semaine, c'est très malheureux. J'espère que notre ministre Bolduc va prendre des actions dans l'intérêt des professeur(e)s et de la communauté universitaire», dit-il.

Professeur au département des sciences comptables depuis 2004, Éric Chartier a donc annoncé sa candidature à la présidence du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR via un communiqué qu'il a acheminé par courriel à la communauté universitaire tard, lundi soir.

D'emblée, dans son communiqué, le professeur Chartier écrit qu'il entend prôner «l'intégrité et l'absence de conflits d'intérêts (...), la transparence et une meilleure reddition des comptes aux membres.»

«Je veux représenter les intérêts de tous et non pas des intérêts qui pourraient être individuels. Depuis deux ans, on (l'Université) refuse de fournir des cahiers budgétaires détaillés par nature et par fonction. Pour l'année financière qui vient de se terminer, 2013-2014 et même chose pour le budget 2014-2015 qui a été déposé par la direction à l'été 2014. On se refuse également de nous fournir l'état détaillé des dépenses par nature et par fonction. Et ça, c'est une première et c'est une contravention en vertu de l'article 3,18 de notre convention collective», explique le candidat.

«Sans cette information-là, on ne peut pas questionner et avoir un discours qui va être neutre et équitable», dit-il. Éric Chartier estime que cette attitude n'est pas acceptable surtout que la rectrice, Nadia Ghazzali, a brandi, en entrevue éditoriale au Nouvelliste il y a quelques semaines, le spectre d'une possible réouverture des conventions collectives dans le contexte des sévères restrictions budgétaires imposées par Québec.

«Ce n'est pas normal qu'on ait un climat comme ça, malsain», dit-il.

Éric Chartier, s'il est élu à la présidence du Syndicat, entend travailler à «une meilleure confiance, une saine gestion et une transparence de l'UQTR.»

«Je trouve ça inacceptable qu'on soumette nos professeur(e)s à la loi de l'omertà, à la loi du silence et qui plus est, qu'on les empêche d'agir dans le sens des intérêts de la communauté universitaire.»

D'autre part, Éric Chartier ne trouve pas normal qu'il y ait plus de chargés de cours à l'UQTR que de professeurs.

«Je veux travailler de concert avec l'ensemble des professeurs, prendre les forces de tous et de toutes et ramener le poste de professeur au premier plan», dit-il.

Le candidat Chartier entend «sonder le corps professoral par votation sur le niveau de confiance qu'il accorde à l'administration actuelle de l'UQTR.»

Selon lui, le Syndicat des professeur(e)s est celui «qui peut faire changer les choses.» Les professeurs sont «ceux qui génèrent les revenus. C'est pour ça que j'envisage de sonder le corps professoral. Je veux avoir le pouls de l'ensemble des professeurs. J'entends le mécontentement. J'entends le climat malsain. Est-ce vrai qu'on s'est fait avoir avec notre dernière convention collective qui s'est réglée par une poignée de main et un effet surprise? On n'a pas demandé aux professeurs de se prononcer là-dessus», rappelle Éric Chartier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer