Mini-défi InterVal: se dépasser malgré des limites

L'invité d'honneur de cette cinquième édition du Mini-défi... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'invité d'honneur de cette cinquième édition du Mini-défi InterVal était le jeune danseur montréalais Luca «Lazylegz» Patuelli qui a offert une prestation époustouflante et inspirante.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour une cinquième année consécutive, les jeunes fréquantant les centres de réadaptation en déficience physique InverVal de la Mauricie et du Centre-du-Québec se sont mesurés les uns aux autres lors des compétitions sportives amicales du Mini-défi InterVal, tenu samedi dans l'enceinte de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Soixante-cinq jeunes, de la maternelle à la 5e secondaire, ont eu l'occasion de surpasser leurs limites, et ce, en dépit de leurs limitations fonctionnelles.

De l'avis de la coordonnatrice de l'événement, Nicole Bellerose, cette joute sportive est une occasion unique de démontrer que l'activité physique, c'est aussi possible lorsqu'on est atteint d'un handicap, que l'on vive avec une déficience motrice, auditive, visuelle, voire avec des troubles d'acquisition de la coordination. À l'horaire des athlètes: boccia, natation, danse, épreuves d'athlétisme et parcours en fauteuil roulant.

«Les jeunes sont invités à dépasser leurs limites. Ce n'est pas parce qu'ils ont des limitations qu'ils ne veulent pas faire comme les autres. Toute l'année ils travaillent fort pour atteindre leurs objectifs. Les jeunes font de la réadaptation, mais un jour la réadaptation, elle doit servir à quelque chose. Donc on va à l'école, on a des amis, on a des loisirs, on veut faire des sports et on participe à des événements comme le Mini-Défi», souligne Mme Bellerose.

«Une fois initiés, les jeunes sont capables d'aller plus loin. C'est beau à voir», renchérit Lucie Lafrenière, responsable des communications à InterVal.

Et les répercussions positives directes sont légion. «On remarque un impact au niveau de l'estime de soi, au niveau des habiletés sociales, sans compter la fierté que l'on observe tant dans les yeux des enfants que chez les parents. C'est extraordinaire ce que l'on voit lors d'une journée comme aujourd'hui!», se réjouit Mme Bellerose, qui cumule également les fonctions de physiothérapeute.

Un son de cloche partagé en écho par Éric Gagnon, père du jeune Éliott, 9 ans, qui en est à ses quatrièmes «jeux olympiques».

«Pour les enfants, le Mini-défi est très important. Les enfants n'ont pas toujours la chance de se dépasser dans des sports dits normaux, plus communs, en présence d'enfants qui n'ont pas de différence. Cet événement leur donne la chance de vivre l'esprit de compétition, car tout le monde peut dépasser ses limites, même sans bras ou sans jambe. Nous ça fait quatre ans qu'on participe et chaque fois ça nous donne une bonne dose d'énergie, ça nous stimule beaucoup.»

Fait à noter, cette cinquième édition a été chapeautée par un invité d'honneur tout désigné, soit le jeune danseur montréalais Luca «Lazylegz» Patuelli qui, malgré les béquilles qui le soutiennent depuis l'enfance, transforme son handicap en art.

«C'est important pour moi d'aider les jeunes à trouver une passion et de les encourager à dépasser leurs limites», affirme celui qui traîne aux quatre vents un slogan à propos : «Pas d'excuse, pas de limite!»

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