Les liens grand-mère et petit-enfant sous la loupe

Emmanuelle Valliamée, doctorante en psychologie, et Sylvie Lapierre,... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Emmanuelle Valliamée, doctorante en psychologie, et Sylvie Lapierre, professeure et directrice du laboratoire de gérontologie de l'UQTR.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quel est le degré réel d'attachement des enfants de 1 à 3 ans à leur grand-mère? Cette dernière devient-elle synonyme de sécurité pour le petit-enfant lorsqu'il vit une détresse ou un inconfort?

C'est ce que veut documenter, au cours des prochains mois, Emmanuelle Valliamée, doctorante en psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Étant native de l'île de La Réunion, Mme Valliamée entend réaliser son étude non seulement en Mauricie, mais aussi dans son pays d'origine, afin de tenter de déterminer s'il existe des variantes culturelles.

C'est par l'entremise de sessions de jeux de 10 minutes orchestrées entre des grands-mères bénévoles et leurs petits-enfants que la chercheuse en psychologie pourra observer ce qui l'intéresse en utilisant une grille d'analyse.

La doctorante en psychologie, profil recherche, qui sera supervisée par la professeure Sylvie Lapierre, directrice du laboratoire de gérontologie de l'UQTR, apportera les jeux que devront utiliser les bénévoles, des jeux tout neufs aux yeux des petits. Et c'est justement lorsque l'enfant prendra goût à l'un d'eux que le jeu lui sera retiré ou sera remplacé par un autre.

Pour la doctorante, c'est à ce moment-là qu'auront lieu les réactions les plus intéressantes. «Il peut revenir vers la grand-mère, s'il éprouve de la détresse ou un inconfort, mais s'il ne veut pas créer de contact avec sa grand-mère, il va trouver autre chose avec quoi s'occuper», indique la chercheuse.

Il est à noter que cet exercice se fera non pas à l'Université, mais dans le milieu naturel où le petit-enfant vit habituellement sa relation avec sa grand-mère.

Mme Valliamée veut savoir ce qui se passera aussi du côté de la grand-mère. Elle veut voir si à la deuxième génération, la sensibilité maternelle devient plus forte ou si ça s'atténue, explique-t-elle.

L'attachement entre les grands-parents et leurs petits-enfants est un sujet qui n'a pas été très exploré en psychologie, raconte la chercheuse. Son projet est donc innovateur, dit-elle.

La connaissance qu'elle tente d'établir par sa recherche devrait permettre, dit-elle, «d'adapter les ressources pour toutes les générations dans la famille».

Emmanuelle Valliamée est à la recherche de grands-mamans qui accepteraient de prendre part à l'étude avec leurs petits-enfants. Toutefois, les candidates recherchées doivent obligatoirement avoir l'habitude de passer un total d'au moins cinq heures par semaine avec leurs petits-enfants. Ça peut être une journée entière à la fois ou par périodes de quelques heures durant la semaine. «Il faut qu'il y ait un contact régulier», fait valoir la chercheuse.

Le temps qu'il faut pour participer est de 30 minutes. Cela comprend l'installation des jeux. «Nos observations vont être filmées pour qu'on puisse étudier les comportements en laboratoire», précise la doctorante.

Pour donner son nom, il faut téléphoner au 819 376-5090 et laisser un message à Emmanuelle Valliamée.

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