Jour du Souvenir: l'ombre des attentats plane sur la cérémonie

La cérémonie du jour du Souvenir a réuni... (Photo: Sylvain Mayer)

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La cérémonie du jour du Souvenir a réuni des centaines de personnes sur la place Pierre-Boucher de Trois-Rivières, dont moult anciens combattants, aux pieds du monument des Braves dédié aux soldats morts au champ d'honneur.

Photo: Sylvain Mayer

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ombre des récents attentats terroristes survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa planait sur les militaires, cadets, vétérans et dignitaires réunis dimanche à Trois-Rivières pour commémorer les sacrifices consentis par les soldats canadiens décédés lors de la Première guerre mondiale et au cours des conflits subséquents.

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La cérémonie du jour du Souvenir a réuni des centaines de personnes sur la place Pierre-Boucher de Trois-Rivières, dont moult anciens combattants, au pied du monument des Braves dédié aux soldats morts au champ d'honneur.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

La sécurité policière renforcée et un vent glacial n'ont cependant pas refroidi la centaine de badauds qui s'étaient déplacés sur la place Pierre-Boucher pour souligner le jour du Souvenir et se recueillir au pied du monument des Braves dédié aux soldats morts au champ d'honneur.

Pour le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, la fusillade survenue au Parlement le 22 octobre dernier nous rappelle l'importance de garder en mémoire l'abnégation de celles et de ceux qui protègent à la vie à la mort les libertés civiles canadiennes et la démocratie qui les soutient.

«Je suis encore plus touché par cette journée depuis les événements du Parlement. Il n'y a pas un député qui n'a pas pensé cette semaine qu'il était à risque. C'est donc un devoir pour moi d'être ici, un devoir de mémoire que je fais à chaque année. C'est vraiment important. Malgré la température exécrable, je me dis que c'est tellement rien par rapport à ce que les soldats ont vécu», tempère M. Aubin.

Et pour passer de la parole aux actes, le député du Nouveau parti démocratique souligne que sa famille politique a déposé cette semaine à la Chambre des communes un projet de loi visant à faire du 11 novembre une journée fériée d'un océan à l'autre. «Ce qui permettrait à bon nombre d'étudiants, bon nombre de parents et bon nombre de citoyens d'assister aux événements commémoratifs», observe-t-il. «Maintenant, c'est une question de volonté politique.»

Comme les congés fériés sont de juridiction provinciale, cette idée n'est pas sans déplaire au député provincial de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, également présent à la cérémonie.

«Bien que je ne me sois pas penché sur la question, ça pourrait être une possibilité, car pour moi c'est très important de se souvenir. On se souvient des gens qui ont donné leur vie pour le Canada, notre pays, pour notre liberté. Si on a le privilège de vivre dans un pays libre, d'avoir des droits, c'est grâce à eux», remarque M. Girard en ajoutant que les deux attentats ciblant le Canada teintent encore ses pensées.

«Ça rappelle aux gens les risques que l'on court lorsqu'on défend notre pays, même chez nous. Aujourd'hui, c'est important pour moi d'avoir une pensée pour les familles des deux soldats décédés au Canada.»

Un message repris en choeur par Francis Gobeil, directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières, qui a tenu à déposer une gerbe de fleurs en souvenir des femmes et des hommes en uniforme tombés au combat.

«Nous sommes présents à chaque année, au niveau de la parade, au niveau de l'organisation, au niveau de la sécurité. Pour nous, se rappeler, c'est un devoir. Surtout quand on vit des événements comme on a vécus dernièrement, les deux soldats qui sont décédés, c'est d'autant plus important», estime-t-il. Ce dernier a justement demandé à ses policiers d'être plus vigilants, augmentant les effectifs dans le périmètre du centre-ville.

Enfin, cette cérémonie protocolaire aura permis à de nombreux anciens combattants de rendre hommage à leurs consoeurs et frères d'armes qui ont servi sous les drapeaux. Pour Lucien Desbiens, qui porte fièrement sur son poitrail les médailles que son père a acquises durant la guerre de 1939-1945, le jour du Souvenir permet aux jeunes générations de ne pas oublier «qu'on est libre chez nous».

Le vétéran Pierre Poulin, qui a été au service de l'armée canadienne pendant vingt ans, est du même avis. «Il faut se rappeler du sacrifice que les soldats ont fait. Ils ont permis à tous les Canadiens de vivre en liberté. On ne peut pas s'imaginer tout ce qu'ils ont enduré pour nous.»

Notons que d'autres activités organisées dans le cadre du jour du Souvenir auront lieu en Mauricie, entre autres le 11 novembre dans le secteur Cap-de-la-Madeleine de Trois-Rivières et le 16 novembre à Louiseville.

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