Pas question d'enterrer le secteur public, clame la CSN

Les syndiqués CSN du secteur public manifestaient vendredi,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les syndiqués CSN du secteur public manifestaient vendredi, dans le centre-ville de Trois-Rivières, pour dénoncer ce qu'ils appellent la mise à mort des services publics de qualité.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La CSN n'a pas l'intention de laisser le gouvernement Couillard faire un enterrement de première aux services publics.

C'est en exploitant le thème du service funèbre qu'elle a organisé vendredi, sur le parvis de l'hôtel de ville de Trois-Rivières, la première d'une longue série de manifestations qui culmineront à Québec et Montréal le 29 novembre avec des marches monstres qui, espère la centrale syndicale, rassembleront syndiqués du secteur public et des municipalités ainsi que la population sous les bannières rouges dénonçant l'austérité. Entre-temps, un front commun syndical viendra manifester dans la région le 26 novembre.

La poignée de syndiqués provenant de tous les services du secteur public qui prenaient part à la manifestation de vendredi, a vu arriver hilare, un cortège funèbre, soit un moine marchant en tête, suivi de quatre croque-morts portant sur leurs épaules une tombe ouverte où on pouvait apercevoir la tête géante du premier ministre Philippe Couillard. Suivaient des religieuses et un bruyant choeur de pleureuses, le tout défilant au son d'une marche funèbre.

Claude Audy, vice-président régional de la FSSS-CSN, a pris la parole le premier pour rappeler que le réseau public est un moteur économique important pour le Québec... et qu'il a bien l'intention de continuer à l'être.

«Les employés du secteur public ont réussi à tenir le réseau à bout de bras, malgré les coupes de personnel, les fusions, le manque de financement et une mauvaise organisation du travail. Pis là, on vient nous dire que c'est de notre faute si tout va mal! Qu'on devrait encore couper dans nos postes! C'est pas vrai qu'on va se laisser enterrer.»

Le porte-parole syndical a déclaré que les employés du secteur public ont bien l'intention de se faire respecter, de négocier leurs conventions collectives et d'obtenir des conditions de travail «qui ont de l'allure».

Pour sa part, Paul Lavergne, président du Conseil central du Coeur du Québec, a rappelé que bon an mal an, le secteur public génère 30 % du PIB du Québec et que pour chaque dollar investi dans la fonction publique, 1,6 $ en sort en bout de ligne dans l'économie.

«Les services publics, c'est ce qui fait que le tissu social du Québec est bon et en santé, a-t-il rappelé. On ne veut pas ressembler aux endroits où tout est privatisé. La dette n'est pas un si gros problème, c'est un leurre pour privatiser les services. Il y en a des solutions, comme retarder l'atteinte du déficit zéro et les versements au Fonds des générations. L'austérité, ce n'est pas bon. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est le Fonds monétaire international», de conclure M. Lavergne tout en rappelant que la démocratie, ce n'est pas seulement aller voter, c'est aussi faire entendre sa voix.

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