Manifestation des organismes communautaires en défense collective des droits

Environ 150 personnes en provenance de 150 organismes... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Environ 150 personnes en provenance de 150 organismes ont manifesté dans les rues de Trois-Rivières, hier, sous la surveillance de la police.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une centaine d'organismes communautaires en défense collective des droits en provenance des quatre coins du Québec ont manifesté pour la première fois, jeudi, au centre-ville de Trois-Rivières, afin de dénoncer leur sous-financement chronique et demander rien de moins qu'un rehaussement de leurs subventions de 3,5 millions $ par année sur 5 ans.

Cette manifestation s'est déroulée en marge d'une rencontre nationale que ces organismes tenaient, jeudi, dans la cité de Laviolette et à laquelle à peine le tiers d'entre eux ont pu prendre part, faute de ressources financières, justement.

Il existe environ 350 organismes en défense collective des droits au Québec. Certains de ces organismes ne disposent que de 30 000 $ et doivent se contenter de cette somme pour payer leurs employés, leur local et leurs services (Internet, téléphone), a fait valoir Marie-Hélène Arruda du RODCD.

Mais avant tout, les organismes communautaires autonomes veulent une reconduction de leurs ententes et s'inquiètent du silence du gouvernement. «Même une petite baisse de notre financement serait catastrophique», plaide Mme Arruda. Les organismes souhaitent que leurs ententes de financement soient reconduites pour quatre ans et non pour un an comme cela semble vouloir se dessiner actuellement.

«On n'est pas suffisamment financé, pas suffisamment reconnu. On est ici pour sensibiliser la population à notre travail, au rôle qu'on joue dans la société au niveau de l'éducation populaire, au niveau de la mobilisation sociale et au niveau de l'avancement des droits sociaux», a expliqué hier Caroline Toupin du Mouvement d'éducation populaire d'action communautaire du Québec.

Marie-Hélène Arruda a indiqué que les organismes communautaires autonomes reçoivent en moyenne 56 000 $ par année alors que le financement moyen des groupes communautaires, lui, est de 125 000 $.

Cette situation survient, dit-elle, «alors qu'il y a de plus en plus de problèmes sociaux vu le retrait de l'État, entre autres, dans les services publics».

Mme Arruda reconnaît que le Québec vit sous le signe de l'austérité économique présentement, «mais il faut se rappeler que nos groupes défendent des droits qui sont reconnus par nos gouvernement dans les chartes canadienne et québécoise», plaide Marie-Josée Magny du CANOS de la Mauricie.

«Ce qu'on constate, c'est l'augmentation de la lourdeur des personnes qui font appel à nos services, de la complexité de leur cas», dit-elle.

Dans le cas du CANOS, illustre Mme Magny, «quand c'est trop difficile pour certains fonctionnaires, ils ont la directive de les référer vers notre organisme. Si les personnes ne comprennent pas assez vite, ils leur donnent le numéro du CANOS. On nous exploite. On nous transfert des services qui appartiennent à l'État, à des institutions publiques qui ont des sous pour ça», fait valoir Mme Magny.

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