Les CLD et les CRE sont abolis

Donald Martel estime que Québec abandonne le développement... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Donald Martel estime que Québec abandonne le développement économique régional.

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(Trois-Rivières) Le nouveau pacte fiscal sonne le glas des Centres locaux de développement (CLD) ainsi que des Conférences régionales des élus (CRE). Le gouvernement souhaite ainsi donner plus d'autonomie aux municipalités régionales de comté (MRC), notamment en matière de développement économique.

Le député de Nicolet-Bécancour et ancien directeur général du CLD Nicolet-Yamaska, Donald Martel, estime que Québec abandonne le développement économique régional au profit des Sociétés d'aide au développement des collectivités (SADC), des organismes fédéraux.

«C'est un drôle de choix. Québec abandonne cette compétence au profit du fédéral», souligne-t-il en avouant malgré tout qu'il s'agit d'un «moindre mal» si les MRC récupèrent une partie des compétences.

De son côté, le président de la CRE du Centre-du-Québec, Lionel Fréchette, qualifie «d'inacceptable» l'abolition des Conférences régionales des élus par Québec. Le maire de Sainte-Hélène-de-Chester depuis 1990 estime que la CRE est un outil important de mobilisation régional et qu'elle «joue un rôle essentiel et unique dans le développement de la région».

«C'est comme si on mettait un bébé au monde et, rendu à l'adolescence, on décide qu'on n'en a plus besoin», ajoute-t-il en affirmant que des projets du Centre-du-Québec seraient compromis par l'abolition de la CRE.

Donald Martel affirme de plus que les CLD ont une grande influence dans le développement économique régional. «Ils jouent un rôle fondamental. Les gens seraient surpris de connaître l'impact des CLD et de savoir à quel point ils permettent de créer des emplois», précise le député de Nicolet-Bécancour.

Le premier ministre, Philippe Couillard, a affirmé mercredi que l'avenir des 1000 emplois dans les CLD ainsi que le budget de fonctionnement de 32 millions $ rattaché à ces organismes seront maintenant entre les mains des municipalités. Celles-ci décideront désormais de l'administration des fonds locaux d'investissement.

Le député de la Coalition avenir Québec souhaite toutefois que les professionnels des CRE soient «bien traités».

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