De plus en plus de ménages ont du mal à payer leur loyer

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À Trois-Rivières, on constate une augmentation de 33.3 % du nombre de ménages locataires qui doivent consacrer plus de 80 % de leurs revenus à leur loyer.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À Trois-Rivières, on constate une augmentation de 33,3 % du nombre de ménages locataires qui doivent consacrer plus de 80 % de leur revenu à leur loyer alors que la norme pour arriver à manger, se vêtir et se soigner convenablement veut qu'on consacre 30 % seulement de son revenu à son logement. Il s'agit d'un bond important, car dans le reste du Québec, le nombre de locataires qui se retrouvent dans la même situation précaire n'a augmenté que de 24,6 %.

Véronique Laflamme, du FRAPRU et Diane Vermette du... (Photo: Louise Plante) - image 1.0

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Véronique Laflamme, du FRAPRU et Diane Vermette du Comité logement Trois-Rivières dévoilaient des statistiques qualifiées d'alarmantes sur la situation des locataires de Trois-Rivières.

Photo: Louise Plante

La statistique est qualifiée de «sidérante» par Diane Vermette du Comité logement Trois-Rivières et Véronique Laflamme du FRAPRU, qui dévoilaient hier ces données dans le cadre d'une campagne de sensibilisation au logement. Pourtant, c'est à Trois-Rivières qu'on retrouve les logements les moins chers. Force est donc de conclure que les revenus y sont aussi très bas, soit 5500 $ inférieurs au revenu annuel moyen québécois.

En fait, sur 27 320 ménages locataires trifluviens, 10 220 (37,4 %) consacraient plus de 30 % des revenus au loyer tandis que 4530 locataires (16,6 %) y consacraient plus de 50 % et 1820 locataires (6,7 %) plus de 80 %.  En 2006, 1365 (5,3 %) des locataires déclaraient consacrer plus de 80 % de leur revenu à leur logement.

Côté logement, ce n'est pas la pire année, mais il faut remonter à 2001 pour retrouver une situation aussi préoccupante chez les ménages pauvres et les personnes vivant seules à Trois-Rivières. Ces chiffres sont d'autant plus alarmants qu'ils sont basés sur la dernière enquête nationale auprès des ménages menée en 2011 par Statistique Canada. Ils ne tiennent donc pas compte de la dégradation de la situation économique de la Mauricie des trois dernières années. «En plus, nous savons que les personnes les plus défavorisées ne répondent pas à ce type de sondage, ce qui nous fait dire que la situation est sans doute encore pire», a confié Diane Vermette.

«Consacrer les quatre cinquièmes de ses revenus au loyer ne peut se faire qu'au détriment des autres besoins essentiels et tout cela a des impacts certains sur la santé des personnes», a relevé Mme Laflamme Cette dernière a ajouté que les personnes seules qui comptent pour 58 % des ménages locataires de Trois-Rivières, sont particulièrement touchées et que ce sont surtout des femmes.

«Sur 1820 ménages versant plus de 80 % de leur revenu en loyer, 1445 sont en effet des personnes vivant seules, 130 des couples sans enfant et 110 des familles monoparentales.» Cela dit, le nombre de ménages locataires consacrant plus de la moitié de leur revenu pour se loger s'est lui aussi accru de manière marquée, soit de 16 % à Trois-Rivières.

Mme Vermette a aussi fait remarquer que si le revenu médian des ménages locataires de la ville a augmenté de 12 % entre 2006 et 2011, ce ne sont pas tous les ménages qui ont connu un tel accroissement de leur revenu et que ceux qui sont restés pauvres ont bien du mal à faire face à la hausse du coût de logement qui a été de 13 % en cinq ans à Trois-Rivières «ce qui est de loin supérieur à l'évolution de l'indice des prix à la consommation.»

La conférence de presse donnée mardi à Trois-Rivières marque la première étape d'une campagne qui se déroule sous le thème «Le logement, un droit».

Plusieurs autres actions seront menées, dont un déménagement symbolique simultané en face des bureaux des premiers ministres Harper et Couillard, le 21 novembre.

Les deux organismes sont d'avis qu'il faudrait financer 50 000 nouveaux logements sociaux en 5 ans à l'échelle du Québec, dont 1500 en Mauricie et 1000 à Trois-Rivières.

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