Le maire de Louiseville secoué par l'attentat à Ottawa

Ancien militaire, le maire de Louiseville, Yvon Deshaies,... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Ancien militaire, le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, est allé déposer des fleurs au cénotaphe de sa localité, jeudi.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) «Le militaire s'est fait tuer devant le cénotaphe, un lieu privilégié et il ne faut pas toucher à ça! C'est un endroit où on se recueille pour la paix, car les noms des militaires qui sont morts au combat sont là. Ces gens sont morts pour nous. Ça m'a fait de la peine, ce qui est arrivé hier (mercredi). J'avais les larmes aux yeux.»

À l'instar de nombreux autres citoyens du Canada, Yvon Deshaies a été secoué par l'attentat au Parlement d'Ottawa. Mais en raison de son passé au sein des Forces armées canadiennes, le maire de Louiseville avoue volontiers que le meurtre de Nathan Frank Cirillo au Monument commémoratif de guerre du Canada l'a particulièrement ébranlé.

Le maire a demandé jeudi qu'on mette en berne le drapeau du Canada et celui de la Ville de Louiseville à l'hôtel de ville louisevillois. Pour lui, cette décision allait de soi en raison du drame qui s'est joué quelques heures plus tôt dans la capitale fédérale.

«Quand on est militaire, on fait partie d'une équipe. Il y a un vrai sentiment d'appartenance. On est comme une famille. Là, on voit deux militaires se faire tuer, un à Saint-Jean-sur-Richelieu, et hier (mercredi), un au cénotaphe à Ottawa. Ces gens sont là pour protéger notre paix et notre liberté et ça, c'est sacré. Ça n'a pas de prix. On a mis les drapeaux en berne pour être solidaire avec ce qui s'est passé. C'est la moindre des choses», raconte M. Deshaies, qui a été membre du Royal 22e Régiment, troisième bataillon, de 1974 à 1977.

M. Deshaies est allé déposer des fleurs au cénotaphe de Louiseville. Il a agi comme ancien militaire, mais aussi comme un citoyen préoccupé par les attaques terroristes qui désormais ne sont plus réservées à de lointaines contrées.

«Un cénotaphe, c'est pour se souvenir de ce que les militaires ont fait pour nous. Ça fait partie de la mémoire d'un pays», affirme le maire de Louiseville, en soulignant que le Canada ne doit pas baisser les bras devant une telle attaque et qu'il doit se tenir debout pour garder la paix à la grandeur du pays.

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