La mère de Michael Zehaf-Bibeau pleure pour les victimes

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Associated Press

La mère de l'homme identifié comme étant l'auteur de la fusillade survenue mercredi matin, au parlement d'Ottawa, a déclaré qu'elle pleurait pour les victimes de l'attentat et non pour son fils.

Au cours d'une brève conversation téléphonique, jeudi, Susan Bibeau a dit à l'Associated Press qu'elle ne savait pas quoi dire aux personnes touchées par l'attaque.

«Peut-on vraiment expliquer une telle chose?», a-t-elle dit.

«Nous sommes désolés.»

Les autorités ont indiqué que le tireur s'appelle Michael Zehaf-Bibeau, un homme de 32 ans qui était connu de la police à Montréal et Vancouver.

Mme Bibeau a indiqué qu'elle était anéantie en pensant aux victimes de l'attaque.

«Si je pleure, c'est pour ces gens, a-t-elle dit en tentant de retenir ses larmes. Pas pour mon fils.»

Mme Bibeau et son mari avaient auparavant envoyé un courriel à l'Associated Press pour exprimer leur horreur et leur tristesse devant les événements.

«Je suis en colère contre mon fils», peut-on lire dans le courriel, qui indique que Zehaf-Bibeau semblait perdu «et n'entrait pas dans le moule».

«Moi, sa mère, je lui ai parlé la semaine dernière lors d'un dîner. Je ne l'avais pas vu les cinq années précédentes», indique le courriel. «J'ai donc peu à offrir pour vous éclairer.»

Zehaf-Bibeau est soupçonné d'avoir tué le caporal Nathan Cirillo, un réserviste de Hamilton, qui effectuait une garde d'honneur sur les marches Monument commémoratif de guerre. Il a par la suite ouvert le feu dans le hall d'honneur du Parlement avant d'être abattu dans l'édifice du Centre.

Trois autres personnes ont été blessées au cours de l'incident, mais elles sont toutes sorties de l'hôpital la même journée.

Un périmètre de sécurité avait été imposé sur la majeure partie de la capitale, mercredi, mais la police d'Ottawa a indiqué jeudi matin qu'elle croyait que Zehaf-Bibeau avait agi seul.

Voici une traduction du texte complet de la déclaration transmise à l'Associated Press par les parents de Michael Zehaf-Bibeau.

«Bonjour, j'écris cette note en mon nom et en celui de mon mari. Aucun mot ne peut exprimer la tristesse que nous ressentons en ce moment. Nous sommes très tristes qu'un homme ait perdu la vie. Il a tout perdu et il laisse derrière lui une famille qui ne doit ressentir rien d'autre que du vide et du chagrin. Nous leur transmettons nos plus profondes sympathies, bien que les mots nous semblent plutôt inutiles. Nous pleurons tous les deux pour eux.

Nous souhaitons également nous excuser pour toute la douleur, l'effroi et le chaos qu'il a créés. Nous n'avons aucune explication à offrir. Je suis en colère contre notre fils, je ne comprends pas et une partie de moi veut le détester en ce moment. Vous écrivez que notre fils était vulnérable, nous l'ignorons, (il) était perdu et ne rentrait pas dans le moule.

Moi, sa mère, je lui ai parlé la semaine dernière lors d'un dîner. Je ne l'avais pas vu les cinq années précédentes. J'ai donc peu à offrir pour vous éclairer. Nous ne souhaitons participer à aucun cirque médiatique, nous ne croyons pas que cela ajoutera quoi que ce soit à la conversation. S'il vous plaît, respectez notre intimité, bien que plusieurs croiront que nous ne la méritons pas... Encore une fois, nous sommes tellement désolés.

Susan Bibeau et Bulgasem Zehaf

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