Les Joseph-Lapierre retournent en Ukraine

Joël Lapierre et Julie Joseph-Lapierre se sont envolés... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Joël Lapierre et Julie Joseph-Lapierre se sont envolés pour l'Ukraine lundi.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Joël Lapierre et Julie Joseph se sont envolés pour Kiev lundi. Mercredi, ils auront une heure pour «choisir» une fratrie d'enfants ukrainiens disponibles à l'adoption internationale. Mais le chemin entre cette première étape et l'ultime, où ils ramèneront trois, quatre ou cinq enfants dans leur famille qui en compte déjà sept, comporte un potentiel d'embûches.

M. Lapierre et Mme Joseph sont déjà parents de quatre filles biologiques et de trois garçons qu'ils ont adoptés, un au Québec et deux qu'ils sont allés chercher en Ukraine en 2012. Souhaitant offrir un foyer aimant à d'autres enfants abandonnés, le couple a décidé de reprendre les démarches pour agrandir leur famille.

Le choix de l'Ukraine est entre autres motivé par la volonté des autorités du pays à ne pas séparer les fratries. Et comme les fratries de quatre ou cinq enfants sont moins «populaires» auprès des parents adoptants, les Joseph-Lapierre croient augmenter leurs chances qu'un jumelage puisse être réalisé sur place avec succès. Car contrairement à d'autres pays ouverts à l'adoption internationale, l'Ukraine ne propose pas de jumelage à distance.

Mercredi, le couple se présentera au département de l'adoption internationale de Kiev. En une heure, ils devront consulter les fiches d'enfants disponibles à l'adoption et sélectionner une fratrie qui conviendrait au profil de leur évaluation psychosociale. Celle-ci, réalisée au Québec, permet l'adoption de un à cinq enfants, âgés entre zéro et 12 ans.

«Il y a une vingtaine de couples par semaine qui se présentent à ces rendez-vous pour l'adoption internationale et il n'y a pas nécessairement une vingtaine de fratries par semaine qui correspondent aux profils de chaque couple. C'est possible que rien ne corresponde. La première fois que nous sommes allés, nous avions perdu notre premier rendez-vous parce qu'aucun dossier ne convenait», racontait Julie Joseph lundi, au milieu des derniers préparatifs pour le voyage rempli d'inconnus.

Les couples adoptants ont droit à trois rendez-vous pour consulter les fiches d'enfants. En 2012, Noah et Liam avaient été identifiés lors du troisième rendez-vous. Une fois la fratrie «choisie», il faut appeler à l'orphelinat pour obtenir un droit de visite et prendre rendez-vous pour rencontrer les enfants. «Les enfants là-bas doivent donner leur consentement à l'adoption. Ça arrive que l'enfant a tellement peur qu'il refuse. Pour certains, la notion de papa et maman est totalement inconnue», mentionne Mme Joseph.

Les parents passent du temps avec les enfants jusqu'à ce que des deux côtés, il soit convenu d'aller de l'avant. Par la suite, un rendez-vous doit être pris avec un juge pour légaliser le tout. Les parents ou des membres de la famille disposent ensuite de dix jours ouvrables pour s'opposer à l'adoption ou revendiquer la garde des enfants.

«Présentement, avec la crise en Ukraine, les orphelinats des régions de Donetsk et Lougansk sont fermés à l'adoption internationale. Ça diminue nos chances de trouver une fratrie, parce que beaucoup d'enfants à adopter viennent de ces régions. C'est une difficulté de plus», indique Mme Joseph en faisant référence aux troubles qui opposent les partisans pro-russes aux nationalistes ukrainiens.

«Aussi, nous avons appris que les élections en Ukraine, le 26 octobre, ralentissent tout. Avec la crise, tout est au ralenti. On s'est fait dire que tout pourrait être plus long, mais on ne sait pas ce qu'ils veulent dire par «plus long»», ajoute-t-elle. Une fois l'adoption officialisée par un juge ukrainien, les parents reviendront à Trois-Rivières avant de repartir chercher les nouveaux membres de la famille en Ukraine.

M.et Mme Lapierre ont mis sur pied toute une équipe de gens qui prendront soin de leurs sept enfants pendant leur absence. Les parents du couple avaient gardé lors du voyage de 2012. Mais cette fois-ci, conscients de l'imprévu et de l'inconnu reliés à l'aventure, notamment en ce qui a trait à sa durée, le couple a mandaté un groupe de personnes de confiance qui assurera une certaine stabilité aux enfants, tous d'âge scolaire.

Il est possible de suivre les démarches de la famille sur la page Facebook de Julie Joseph Lapierre, ouverte à tous. Il est toujours possible d'effectuer des dons, via cette page, pour financer ce projet qui devrait coûter environ 80 000 $.

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