La démolition de l'église Saint-Philippe avant l'hiver compromise

Le chantier de démolition de l'église Saint-Philippe pourrait... (Photo: Olivier Croteau)

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Le chantier de démolition de l'église Saint-Philippe pourrait s'avérer plus ardu que prévu, alors que la Ville exige de nouvelles mesures de la part des entreprises soumissionnaires, devant la complexité des travaux à effectuer.

Photo: Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La démolition de l'église Saint-Philippe avant l'hiver pourrait bien être compromise. Devant l'état des lieux et aussi la présence d'amiante, la Ville de Trois-Rivières a été forcée de mettre un addenda à son appel d'offres et de renvoyer tous les entrepreneurs soumissionnaires à leur table à dessins, prolongeant d'une semaine le délai octroyé pour cet appel d'offres. Une situation qui remet en question également le coût final de ces travaux.

C'est que les soumissions reçues par la Ville ont été faites selon un ancien rapport fourni par l'Évêché, ancien propriétaire de l'église, qui avait vendu le bâtiment à l'entreprise Excavation Ovila Despins, propriété de Denis Despins.

Ce rapport faisait état de présence d'amiante dans une partie du bâtiment, mais avec seulement cinq échantillons. Or, les normes actuelles exigent au moins neuf échantillons, et le pourcentage de présence d'amiante indiqué au rapport pourrait bien être faussé en raison de ces imprécisions, explique le maire Yves Lévesque.

«Nous avons fait cet addenda dans le but de protéger la Ville, et que les entreprises soumissionnent en connaissance de cause», explique Yves Lévesque, indiquant que des ajouts ou des extras auraient été inévitables sans cette nouvelle précision faite par la Ville.

«Le propriétaire actuel, M. Despins, a défait des choses à l'intérieur, ce qui a fragilisé grandement la structure. Le plancher est arraché, des poutres ont été défaites, c'est un véritable carnage là-dedans. Nous devons revoir nos façons de faire et procéder autrement», a ajouté le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, plus tôt en après-midi.

Toutefois, le maire croit que les soumissions finales entreront dans l'ordre de grandeur qui avait été au préalable estimé par la Ville. Il espère en effet que cet addenda ne modifiera pas de façon importante le coût final des travaux. Mais ce n'est que la semaine prochaine, à l'ouverture des enveloppes des soumissionnaires, que l'administration municipale pourra en avoir le coeur net.

La présence d'amiante dans ce bâtiment, situé au beau milieu d'un quartier résidentiel, ajoute à la complexité à laquelle devront faire face les entrepreneurs soumissionnaires. «Les méthodes de travail qui doivent être utilisées n'ont rien à voir quand il y a de l'amiante et quand il n'y en a pas. On ne peut pas jeter un édifice par terre, en plein quartier résidentiel, sans mesures de protections quand il y a de l'amiante. Ce n'est pas aussi facile que ça», explique Yvan Toutant.

Quant à savoir si les travaux pourront se réaliser avant l'hiver, c'est à l'ouverture des enveloppes, la semaine prochaine, qu'on pourra être fixé. La Ville se montre prudente à ce sujet. «Il faudra voir si, dans la pratique et avec les nouvelles contraintes, c'est réalisable», commente Yvan Toutant.

Des poursuites?

L'ordre émis par la Cour supérieure autorise la Ville à procéder aux travaux de démolition pour ensuite refiler la facture à l'actuel propriétaire Denis Despins. Toutefois, questionné sur la responsabilité de l'Évêché dans cette transaction qui s'est avérée être un boulet pour toutes les parties impliquées, le maire n'a pas écarté la possibilité de poursuites dans cette histoire.

«Est-ce qu'on pourrait, advenant le cas qu'on a des surprises à l'ouverture des soumissions, poursuivre le clergé? On verra en temps et lieux. C'était rendu une situation dangereuse, c'est pour ça qu'on intervient et qu'on bouge. Mais ce n'est pas une situation qu'on aime avoir dans notre cour car en effet, c'est le contribuable qui se retrouve à payer.

On n'a aucune responsabilité. Malheureusement, le clergé a vendu sur des belles paroles à quelqu'un qui était supposément capable de faire le travail, qu'il n'a pas fait. À quel point le clergé a une responsabilité par rapport à cette transaction-là? On regardera», a indiqué Yves Lévesque.

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