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La Trifluvienne d'adoption Lise Tremblay se trouvait à Katmandou lors de la tragédie

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Installée sur le sommet du monde depuis trois semaines, la Trifluvienne d'adoption, Lise Tremblay, a vécu de près la tragédie qui bouleverse actuellement le Népal, alors qu'une avalanche meurtrière a tué au moins 29 personnes, dont quatre Canadiens. Pour l'heure, une dizaine de randonneurs, parmi lesquels trois Québécois, manquent toujours à l'appel et font l'objet d'intenses 
recherches.

Débarquée dans la capitale népalaise pour mettre sur pied un circuit touristique de type équitable, la jeune retraitée actuellement bénévole s'est dite affligée, voire déboussolée par cette catastrophe naturelle dont les répercussions se font sentir partout au pays.

«Ça me désole profondément. Je suis touchée et je ne peux m'imaginer la peine de toutes ces familles tant du côté des touristes que pour les gens du pays. C'est le genre de situation qui te déstabilise, surtout en tant que touriste», raconte Mme Tremblay rejointe à Katmandou via les réseaux sociaux. 

D'autant plus que la graphiste de formation, qui résidera dans l'enclave de l'Himalaya jusqu'en décembre, s'apprête à effectuer un trek entre les sommets enneigés de la célèbre chaîne de montagnes.

Une «première aventure» qu'elle souhaite réalisée comme «un défi personnel de dépassement de soi». C'est dire que malgré les dernières averses, elle ne compte pas modifier ses plans et garde espoir que «la belle et enrichissante aventure» dont elle répondra primera sur les risques liés au passage d'un autre blizzard funeste. Comme elle n'a reçu aucune directive contraignante de la part des autorités canadiennes, elle escompte relever ce «défi» avant de regagner la résidence qu'elle occupe depuis 2011 en Nouvelle-Calédonie.

Dans les rues colorées de Katmandou, l'onde de choc est palpable parmi les touristes avec qui Mme Tremblay a eu le loisir d'échanger depuis son

arrivée.

«Ce que je ressens le plus vivement de la part des personnes avec qui j'ai discuté de ce sujet, c'est la consternation et l'impuissance devant les forces de la nature. Cette avalanche n'est pas la première cette année. Un peu plus tôt en octobre, il y a un groupe de sherpas qui a été enseveli sous une avalanche alors qu'ils étaient à préparer les circuits juste avant le début de la saison touristique. Ce qui s'est passé dans les Annapurnas cette semaine vient malheureusement alourdir cette réalité», ajoute-t-elle.

M. Pramod, le sherpa avec qui la Québécoise travaille à la réalisation de son projet, se trouve actuellement dans l'ouest du Népal et guidait un groupe de touristes non loin de la région touchée par le drame.

«Il a dû gérer une situation de crise alors qu'il était en déplacement et qu'un glissement de terrain a perturbé l'itinéraire qu'il avait prévu. Heureusement, personne n'a été blessé», se réjouit celle qui ne cache pas son admiration pour ces guides montagnards des régions himalayennes.

«Les sherpas risquent leur vie à chaque trek afin de donner un sens aux défis personnels de leurs clients. C'est donc un métier qui suscite tout mon respect», insiste-t-elle. «Le travail des sherpas est très risqué et à chaque année plusieurs accidents alourdissent le bilan de ceux qui y laissent leur vie.»

La «réalité» terrain serait d'autant plus difficile cette année que les pluies ont coulé en abondance, davantage qu'à l'ordinaire. Confinée à résidence «par la force des choses» depuis plusieurs jours, Mme Tremblay précise que les moissons qui s'éternisent anormalement rendent les déplacements, qui se font le plus souvent à pied, particulièrement laborieux.

«Il a plu beaucoup cette année et dans les hauteurs, cela se traduit par de l'accumulation de neige. En général, la mousson se termine un peu plus tôt, mais disons que c'est plutôt le contraire qui s'est produit cette année», observe Mme Tremblay. En effet, seulement durant la saison estivale 2014, les pluies diluviennes, qualifiées par certains de véritable «déluge», ont fait plus de 180 morts seulement au mois d'août, chassant de leurs pénates des milliers de

personnes. 

En somme, que peut-on tirer de pareille tragédie? Mme Tremblay se montre positive, dans le pur esprit de la philosophie bouddhiste pour qui la vérité de la souffrance est inhérente au chemin menant à la fin de la souffrance. 

«Je souhaite surtout que l'on réalise que plusieurs personnes sont décédées. Compatriotes oui, mais aussi d'autres individus de différentes nationalités ainsi que des Népalais», conclut-elle.

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