La Tuque sans autobus: à la recherche de solutions

L'abandon du trajet entre La Tuque et Trois-Rivières... (PHOTO SYLVAIN MAYER, ARCHIVES LE NOUVELLISTE)

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L'abandon du trajet entre La Tuque et Trois-Rivières par Orléans Express force les Latuquois à se mobiliser pour trouver des solutions.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) La décision de la Commission des Transports du Québec (CTQ) a eu l'effet d'une véritable bombe en Haute-Mauricie. Le milieu latuquois a décidé de se concerter afin de contrer l'abandon du trajet entre La Tuque et Trois-Rivières par le transporteur Orléans Express.

Moins d'une semaine après l'annonce, la recherche de solutions est amorcée. Taxi La Tuque et Autobus Chevrette se sont d'ailleurs montrés intéressés à prendre le relais.

«On est possiblement intéressé, mais il y a beaucoup de si... C'est certain qu'on est plus au fait des demandes et des besoins de la population comparativement à une grosse compagnie comme Orléans Express. On est peut-être plus en mesure de cibler des journées, mais c'est certain que ce ne serait pas une offre aussi grande qu'il y avait», confirme Claude Bédard, propriétaire des Autobus Chevrette.

«Ce n'est pas pour se mettre riche, mais on a un souci social. Ça n'a aucune allure que La Tuque n'ait plus d'autobus. Par contre, on ne le fera pas à perte», lance, pour sa part, Richard Hallé de Taxi La Tuque.

Un partenariat «expérimental» pourrait avoir lieu entre les deux entreprises. Selon les informations obtenues par Le Nouvelliste, Taxi La Tuque, Autobus Chevrette, Transport collectif du Haut Saint-Maurice et le CSSSHSM, devraient s'unir prochainement avec la SADC afin d'évaluer la situation et de tenter de mettre un projet en place.

«Le Haut Saint-Maurice, par le biais du comité de la planification stratégique qui est coordonné par la SADC, souhaite que les gens soient interpellés. On veut réunir les intervenants pour trouver des pistes de solution à cette problématique majeure pour notre région. Il ne faut pas que notre région devienne orpheline. [...] On rassemble les intervenants reliés à ce dossier-là pour qu'ils puissent se parler», explique Chantal Fortin, directrice générale de la SADC.

Une première réunion devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Les intervenants sentent l'urgence d'agir dans le dossier. Si l'on se fie au jugement rendu par la CTQ, les services d'Orléans Express entre La Tuque et Trois-Rivières prendront fin le 1er janvier prochain.

Plusieurs pistes de solutions ont déjà été soulevées avant même la rencontre. Maintenant, reste à savoir si les projets sont réalisables et viables.

L'achat d'un véhicule pouvant accueillir neuf passagers pourrait, par exemple, être une avenue analysée par le comité. «Pour mettre en place un taxi-bus, les gens doivent partir ou revenir à La Tuque. Il doit y avoir La Tuque comme destination de départ ou d'arrivée absolument», explique M. Hallé.

Par contre, les intervenants restent prudents et réalistes dans tous les scénarios envisageables. «On est dans un système un peu archaïque au niveau du transport. [...] Par exemple, je peux faire une demande de permis de transport interurbain pour pallier celui d'Orléans, mais à fréquence moindre. Si ce n'est pas rentable, il faut que je fasse une demande à la CTQ pour mettre fin au service, qu'il y ait une audience, etc. Pendant ce temps, en étant une plus petite compagnie je fais des pertes. Le système n'est plus approprié», explique M. Bédard.

Le propriétaire de Taxi La Tuque se dit prêt à aller de l'avant dans un projet si le financement est au rendez-vous. Il soutient toutefois que la majorité des projets ne sont pratiquement pas viables sans subvention.

Le financement sera possiblement une autre question sur laquelle se pencheront les intervenants.

Du côté de la SADC, on ne ferme pas la porte à une aide. «On ne l'a pas regardé spécifiquement encore, mais, oui, on regarde pour pouvoir soutenir. Par contre, on ne pourra pas soutenir financièrement tout seul, il faut d'autres organismes. C'est un budget qui doit demander beaucoup. Il faut se réunir», lance Chantal Fortin.

Rappelons que les demandes de modifications de la compagnie Orléans Express, qui incluaient l'abolition du trajet entreLa Tuque et Trois-Rivières, ont été acceptées par la CTQ à la suite d'audiences publiques.

La compagnie pourra, dès le 1er janvier, mettre en application ses réductions de services.

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