Empoussiérer le désert du Maroc

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À raison de 250 à 300 km par jour, le motard tout-terrain Claude Auchu enfourchera sa KTM 690 Enduro R 2012 du 18 au 24 octobre prochain, sur les routes du désert du Sahara.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une semaine dans le désert du Sahara, non pas à dos de chameau mais sur le siège d'une moto, qui plus est sans GPS, ça vous dit?

Claude Auchu... - image 1.0

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Claude Auchu

C'est le défi que relèvera le Shawiniganais d'origine, Claude Auchu, lors de la cinquième édition du Rallye de Merzouga. M. Auchu et quatre compères motocyclistes formeront la première équipe canadienne, parmi 140 intrépides, à empoussiérer les routes (hors routes) sablonneuses de ce circuit de 1500 km qui serpente au gré de la rivière Ziz entre les villes marocaines d'Erfoud et de Merzouga.

À quelques jours de son envolée pour le sud du Maroc, M. Auchu se dit «fébrile» à l'idée de sortir en trombe de sa zone de confort. «Je suis également motivé et très enthousiaste. Ça fait à peu près un an que je me prépare, donc j'ai juste hâte d'arriver là-bas. Présentement, dans ma tête, je suis très relaxe, mais je vais certainement être plus nerveux en débarquant sur place.» Quant aux appréhensions, peurs et autres sueurs froides inhérentes à ce genre d'aventure, c'est au jour le jour, kilomètre par kilomètre qu'il y fera face.

«Mes inquiétudes sont présentement l'inconnu. J'ai déjà visité le Maroc en moto, mais c'est ma première compétition de type international», confie-t-il non sans fébrilité.

À raison de 250 à 300 km par jour, le motard tout-terrain enfourchera donc sa KTM 690 Enduro R 2012 du 18 au 24 octobre prochain. L'enjeu primaire de cette course: faire corps avec sa machine pour s'assurer que l'un et l'autre doublent la ligne d'arrivée en un seul morceau.

«J'ai l'impression d'avoir franchi toutes les étapes pour avoir un bon rallye. Je me sens vraiment prêt», assure-t-il.

Après deux jours de vérification administrative et mécanique en sol marocain, les coureurs seront invités à rouler sur différents circuits désertiques pour revenir, chaque soir, à leur point de départ. À tout hasard, ils devront prévoir des rations d'eau supplémentaires, des barres énergétiques et une couverture hermétique dans l'éventualité où il leur faudrait passer la nuit à la belle étoile.

«C'est un rallye de navigation de type road-book, précise le motocycliste. Aucun GPS pour nous guider. Tu te donnes un point de repère sur une carte, un degré de navigation que tu suis le mieux que tu peux, de dune en dune.»

Pour s'assurer que ce chemin de Damas, que plusieurs adeptes considèrent comme un des entraînements nécessaires sur la route du célèbre rallye Dakar, ne se termine en cauchemar, un haut niveau de préparation est requis. Depuis un an, M. Auchu est un adepte discipliné des centres d'exercices physiques, en plus de suivre à la carte le menu adapté d'une nutritionniste.

«Plus on avançait dans le temps, plus les entraînements étaient spécifiques à la moto. Muscles sollicités, posture ou maintien dynamique, tout était lié aux besoins d'un rallye», souligne-t-il.

Puis le perfectionnement technique est venu enrichir la fiche du motocycliste habitué à parcourir de longues distances: technique de virage, exercices en basse vitesse, freinage d'urgence à 100 km/h, etc. Sans compter les nombreuses modifications mécaniques effectuées sur la moto afin qu'elle réponde positivement aux conditions extrêmes qui prévalent dans le désert du Sahara.

Bédéiste de passion, il n'est pas exclu que cette odyssée saharienne ne devienne la pierre d'assise d'une nouvelle création.

«Il y a quelques années, j'ai publié une bande dessinée aux Intouchables, que j'avais commencée lors d'un voyage de moto aux États-Unis. À chaque jour je griffonnais des croquis dans mon cahier de dessin. C'est comme ça que s'est construite la bande dessinée à l'époque. Peut-être qu'il pourra se produire la même chose au Maroc», laisse planer le dessinateur.

Après tout, il ne serait pas le premier homme à trouver l'inspiration dans le désert.

«Et on sait ce qui s'est passé quelques années plus tard», conclut-il en riant.

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