Santé Canada à Shawinigan: le syndicat refuse de baisser les bras

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Luc Arseneault, président de la section locale de l'Alliance de la fonction publique du Canada, croit toujours possible de garder des emplois bien rémunérés du gouvernement fédéral à Shawinigan.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour l'Alliance de la fonction publique du Canada, il ne fait aucun doute que les 34 employés de Santé Canada à Shawinigan touchés par la centralisation des services de rémunération au Nouveau-Brunswick peuvent hériter d'une nouvelle tâche et ainsi, conserver leur emploi dans la région.

Le gouvernement fédéral doit seulement faire preuve d'un minimum de créativité selon Sylvie Masse, présidente du conseil régional de la Mauricie pour l'AFPC.

«Je suis certaine qu'on peut conserver ces emplois», commente-t-elle.

«Aujourd'hui, c'est très facile de déplacer des charges de travail. On le voit bien dans ce cas précis! Il s'agit d'avoir du bon vouloir politique et il y aura quelque chose à faire. S'il y a une volonté, tout est possible. On n'est pas obligé de tout déplacer à Miramichi. Des spécialités peuvent rester en région. Il y a plein d'opportunités.»

Mercredi matin, Luc Arseneault, président de la section locale de l'AFPC touchée par l'annonce du début du mois, rencontrait la presse régionale pour faire le point sur la situation. Si rien ne change, un premier contingent de 17 personnes quitteront le deuxième étage du bureau de poste de l'avenue de la Station en mars. Le reste des tâches doit être transféré à Miramichi entre octobre et décembre 2015.

Avec des salaires annuels variant entre 55 000 $ et 60 000 $, c'est une masse de deux millions $ qui risque de disparaître de Shawinigan.

«Nous, on se retrousse les manches et on dit qu'on veut rester ouvert et recevoir une nouvelle tâche de travail, que ce soit avec Santé Canada ou un autre ministère», suggère M. Arseneault. «Les employés ne sont pas abattus. Ils veulent garder le bureau ouvert et on travaille dans ce sens-là.»

Rappelons que le bureau satellite de rémunération de Santé Canada à Shawinigan avait été créé en 2008 par une quinzaine d'employés provenant du Centre fiscal. Les 34 personnes touchées par cette décision pourraient-elles maintenant emprunter le chemin inverse en intégrant de nouvelles tâches sur la 12e Avenue?

«Il n'y a rien de garanti de ce côté», explique M. Arseneault. «Ils peuvent nous faire des offres d'emplois, mais rien n'oblige l'employeur à le faire. De toute façon, notre but n'est pas de retourner au centre fiscal, mais de garder notre bureau ouvert. Si on transfère au centre fiscal, on prendra alors la tâche de quelqu'un!»

Quelques employés analysent la possibilité de postuler à Miramichi, une importante décision qui ne corrigerait évidemment en rien les pertes d'emplois à Shawinigan.

La députée de Saint-Maurice-Champlain, Lise St-Denis, suit la situation de près.

«J'ai rencontré le ministre (Denis) Lebel, qui m'a dit qu'il n'était pas responsable de ce problème», raconte-t-elle. «Il m'a référé à Mme (Diane) Finley, responsable de la fonction publique. Elle m'a écoutée, mais elle m'a donné une fin de non-recevoir, en m'assurant qu'ils s'occuperaient des employés.»

«Compte tenu de cela, nous avons envoyé une lettre au premier ministre mardi pour demander au gouvernement de revenir sur sa décision», ajoute la députée libérale. «On fait ce qu'on peut. À force de pousser, peut-être qu'on aura des chances.»

Mme St-Denis s'est également entretenue avec le maire de Shawinigan la semaine dernière. De son côté, Michel Angers poursuit ses pressions auprès de M. Lebel pour renverser cette décision.

Insécurité

Au printemps 2012, l'AFPC avait été mise sur un pied d'alerte à la suite de rumeurs portant sur l'avenir du Centre fiscal de l'Agence de revenu du Canada à Shawinigan. Les scénarios apocalyptiques ne se sont pas avérés, de sorte qu'aucune coupe draconienne d'effectifs fédéraux n'avait été annoncée dans la région depuis ce temps, avant celle de Santé Canada le 4 octobre.

«On ne sait jamais», commente prudemment Mme Masse. «On ne prévoit pas d'autres coupes dans la région, mais ce n'est pas toujours annoncé à l'avance!»

Dans le cas précis du centre fiscal situé au sud de la ville, Mme Masse observe que les perspectives apparaissent plutôt favorables.

«Ça semble très bien aller», mentionne-t-elle. «De nouvelles charges de travail sont arrivées et le vent a complètement changé de bord.»

La fonction publique fédérale emploie environ 1800 personnes en Mauricie.

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