Pas de simples «gardiennes à la maison»

Près de 150 responsables en service de garde... (Photo: François Gervais)

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Près de 150 responsables en service de garde ont manifesté vendredi matin au centre-ville de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

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(Trois-Rivières) Tout près de 150 éducatrices responsables d'un service de garde en milieu familial ont manifesté, vendredi matin, devant les bureaux du député et ministre Jean-Denis Girard à Trois-Rivières, pour réclamer une meilleure reconnaissance de leurs heures travaillées dans le cadre des négociations qui ont actuellement cours avec le gouvernement. Cette grève d'une journée se déroulait simultanément en Mauricie et au Centre-du-Québec, mais également dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et de Laval.

Vendredi, ce sont donc près de 3670 services de garde en milieu familial qui étaient fermés à l'occasion de cette grève, touchant plus ou moins 8000 enfants dans les régions visées. Les services de garde, affiliés à la Centrale des syndicats du Québec et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont déclenché cet arrêt de travail pour tenter de faire pression sur le gouvernement, insatisfaites des négociations qui durent depuis près d'un an.

«Ce qu'on demande, c'est la reconnaissance. Présentement, la responsable en service de garde travaille 50 heures en présence d'enfants et, actuellement, elle est payée pour 35 heures», déplore Kathleen Courville, présidente de la FIPEQ-CSQ.

L'offre précédemment formulée par le gouvernement était bien loin de satisfaire les responsables en service de garde, qui déclencheront des arrêts de travail de manière rotative un peu partout au Québec jusqu'au 17 octobre.

Par ailleurs, le 20 octobre prochain, l'arrêt de travail d'une journée complète touchera toutes les régions du Québec, soit 13 600 services de garde en milieu familial.

«L'appui des parents à nos revendications est aussi important et c'est pourquoi nous les prévenons maintenant pour qu'ils puissent s'organiser le temps venu. Mais on ne peut pas se laisser faire comme ça», ajoute Mme Courville.

Rencontrée sur place, Marilyn Lebel était venue manifester en présence de sa petite fille de

14 mois, Anaïs Love. Elle-même responsable d'un service de garde à Trois-Rivières, Mme Lebel estime qu'il est loin d'être exagéré de dire que les éducatrices travaillent au moins 50 heures par semaine.

«Et encore, 50 heures c'est un minimum, car on ne compte pas le temps qu'on passe à faire l'épicerie, planifier les repas des enfants et préparer des activités une fois que les enfants sont partis. C'est vraiment loin d'être exagéré», déclarait-elle.

Il faut dire que des déclarations récemment faites, notamment par l'attachée de presse de la ministre de la Famille Francine Charbonneau, Lindsay Jacques-Dubé, avaient profondément choqué les responsables de services de garde. Mme Jacques-Dubé avait évoqué les conditions de travail enviables des éducatrices, notant même que «ces femmes n'ont pas à partir, le matin, elles n'ont pas à se déplacer, elles peuvent par exemple lancer une petite brassée de lavage». 

La déclaration n'a pas manqué de trouver écho vendredi matin, lors de la manifestation.

«Nous ne devons pas être vues comme de simples gardiennes à la maison qui partent une petite brassée de lavage. Nous voulons une entente satisfaisante qui prend en considération les heures travaillées, la reconnaissance du travail et de notre formation», a ajouté

Mme Courville.

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