Des sites reconvertis en lieux d'interprétation

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Boréalis

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le potentiel patrimonial d'anciens sites industriels a été récupéré pour en faire des lieux d'interprétation de l'histoire. Le musée Boréalis à Trois-Rivières et la Cité de l'énergie de Shawinigan constituent deux exemples de cette reconversion à vocation pédagogique.

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Espace Shawinigan

Photo: archives Le Nouvelliste

Le bâtiment principal de la Cité de l'énergie abrite le Centre de sciences, axé sur l'évolution des sources d'énergie. Mais la visite du complexe de la Cité comprend aussi celle de l'ancienne centrale de la Northern Aluminum Company datant de 1899. On y expose maintenant la collection de machines de la Cité de l'énergie et d'Hydro-Québec, évoquant les quatre grandes technologies liées au parcours industriel de Shawinigan, soit l'hydroélectricité, l'aluminium, les pâtes et papiers et l'électrochimie.

La centrale de Shawinigan-2 peut aussi être visitée. Construite en 1910 et mise en service en 1911, elle présente encore aujourd'hui ses équipements d'origine.

En 2003, la Cité de l'énergie inaugurait son Espace Shawinigan dans l'ancienne aluminerie de Shawinigan. Des expositions y sont présentées pendant la saison estivale et divers événements peuvent y être tenus pendant l'année. Comprenant un total de 12 bâtiments, le site de l'ancienne aluminerie de Shawinigan a été désigné Lieu historique national du Canada en 2001 et classé immeuble patrimonial en 2013.

À Trois-Rivières, l'ancienne usine de la Canadian International Paper, au confluent du fleuve Sant-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, a été rasée pour faire place à ce qui fut désigné Trois-Rivères sur Saint-Laurent. Un des bâtiments du site industriel a survécu au pic des démolisseurs: l'usine de filtration de la CIP, construite au début des années 1920 et devenue Boréalis, centre d'histoire de l'industrie papetière, en 2010.

L'exposition permanente s'intéresse aux thématiques de l'exploitation forestière et de l'eau, au travail des bûcherons et draveurs et à celui des employés d'usine. Le musée sert aussi de lieu de rencontres pour divers événements, ce qui élargit par la bande sa mission de valorisation du patrimoine bâti.

Un autre exemple de reconversion d'une ancienne usine au potentiel patrimonial peut être vu dans le Centre d'entrepreneuriat de Shawinigan, aménagé dans l'ancienne usine Wabasso sur l'avenue de la Station.

Quant à l'usine Laurentide, qui fermera après 125 ans d'exploitation, sa valeur patrimonialeest décrite sur le site du Répertoire du patrimoine culture du Québec.

On y mentionne entre autres sa centrale hydroélectrique, «d'un grand intérêt patrimonial, construite par la Laurentide Paper Company entre 1913 et 1915, qui appartient depuis 1944 à Hydro-Québec.

De style gothique, son architecture s'inspire de celle de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi dans le sud de la France».

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