Le Trifluvien Mario Desrochers rafle plus de 200 000 $ au Banquier spécial LNH

Le Trifluvien Mario Desrochers a raflé 188 000... (Photo: Courtoisie TVA)

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Le Trifluvien Mario Desrochers a raflé 188 000 $ en argent au Banquier en plus de prix d'une valeur de 39 000 $. On le voit ici avec PK Subban et Julie Snyder.

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Éric Langevin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Peut-être que finalement ce texte aurait dû être écrit par un journaliste de la section des sports. Parce qu'il a beaucoup été question de hockey dimanche à l'émission Le Banquier, spécial Ligue nationale de hockey. Les beautés habituelles ont fait place à des joueurs québécois et le concurrent, le Trifluvien Mario Desrochers, un passionné de hockey, a réussi un tour du chapeau, raflant tout sur son passage.

L'homme de 48 ans, employé du service des sports de l'Université du Québec à Trois-Rivières, a eu droit à la totale, comme sait le faire cette émission, misant sur le clinquant, souvent au détriment du contenu. Qu'à cela ne tienne, Mario Desrochers à lui seul s'est montré suffisamment intéressant pour qu'on oublie tout le reste. D'autant qu'au final, le Trifluvien aura détroussé le banquier de 188 000 $ en argent sonnant.

En plus d'un chèque, Mario Desrochers a accumulé des prix d'une valeur de 39 000 $ dont une paire de billets pour un match de la série finale de la Coupe Stanley et un voyage en Grèce pour lui et trois autres personnes.

«T'auras jamais eu un aussi beau voyage de retour à Trois-Rivières», lui a lancé Michel Bergeron, l'une des surprises de la soirée. Même s'ils ne se connaissaient pas personnellement, les deux sont unis par un même chandail, celui des Draveurs de Trois-Rivières.

Mais de l'émission, on retiendra surtout la seconde partie, celle où le concurrent a parlé de sa tentative de suicide de décembre 2011 alors que la souffrance l'a amené à foncer droit dans un mur de béton avec sa voiture. Après une longue hospitalisation, Mario Desrochers s'en est remis de belle façon et profite maintenant pleinement de la vie.

Dimanche, tour à tour, la vingtaine de représentants de la LNH ont souligné le courage du Trifluvien, mentionnant du coup que d'évoquer publiquement son combat pouvait aider d'autres gens souffrants.

Évoquer les histoires personnelles des concurrents, c'est une façon de faire cliché pour ce genre d'émission, mais dans ce cas précis, comme téléspectateur, j'étais bien heureux de voir arriver ce moment parce que la première partie de l'émission a été des plus pénibles.

C'est que l'animatrice Julie Snyder avait invité Pernell Karl Subban à coanimer avec elle. On me dit à l'oreille qu'on doit dire PK Subban... Ça, c'est dans les pages des sports. Aux arts, on nomme les gens comme il faut. On ne dit jamais LJ Houde pour parler de l'humoriste... Bon alors Pernell Karl Subban était de l'émission.

Il a fait le beau. Il avait bien appris ses lignes pour «puncher» quand c'était le temps, mais c'était lourd. Son charisme et ses quelques mots en français ne suffisaient pas à donner du rythme à l'émission.

Et Julie Snyder n'aidait en rien. Elle ne parle pas bien anglais, soit. Mais dimanche, je pense qu'elle a joué à plus nounoune qu'elle ne l'est réellement. Elle utilisait un franglais dépourvu de sens, mystifiant du coup Pernell Karl et Mario Desrochers. Visiblement, ce denier ne comprenait rien ni de Julie ni de Subban quand ils tentaient de se parler. Je le comprends. J'avais peine à saisir et j'avais les sous-titres!

Que dire aussi de cette longue anecdote où Snyder a révélé avoir eu une aventure avec un capitaine des Canadiens alors qu'elle avait 29 ans. Comme un trophée de chasse, elle invitait même les téléspectateurs à chercher sur Internet pour découvrir l'identité de sa «date». Je ne lui ferai pas ce plaisir.

L'émission a tout de même permis d'avoir des bons moments, notamment quand Alain Vigneault, entraîneur-chef des Rangers de New York, a livré un message à son ami Mario Desrochers. Autre beau moment, c'est lorsque Julie Snyder a invité les amis du concurrent à se joindre à lui pour recevoir un chèque de 8000 $ permettant de faire revivre la tradition d'un regroupement d'anciens des Draveurs junior AA qu'organisait Mario Desrochers avant ses moments difficiles.

On a aussi aperçu en fin d'émission le jeune Michaël Bournival, porteur de la valise numéro 2 pour la soirée, qui a souligné aussi de son côté le courage de M. Desrochers. «Pour moi, t'es un modèle de courage. Une inspiration», a dit l'attaquant originaire de Shawinigan-Sud.

Il ne pouvait y avoir de concurrent mieux placé que Mario Desrochers pour une thématique semblable. Sans le connaître, je parie qu'il flotte sur un nuage depuis l'enregistrement de l'émission et qu'il en sera ainsi pour quelques semaines encore.

Il doit être d'autant plus heureux que l'offre qu'il a acceptée - après avoir refusé six fois - lui permettra, comme il le souhaitait, de faire un voyage en Europe et d'aider ses deux filles dans leurs études.

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