Entente de principe à la Régie

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La ligne de piquetage va demeurer jusqu'à la signature d'une entente.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une entente de principe entre la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et ses cols bleus a été conclue dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 h du matin.

L'impasse a été dénouée en bonne partie par le maire de Shawinigan, Michel Angers, en présence de la conciliatrice.

Fort d'une longue expérience en syndicalisme, M. Angers s'est décidé à intervenir pour la première fois dans ce conflit en tant que membre du conseil d'administration de la Régie et maire avant que la situation ne se détériore davantage. Et son intervention, de toute évidence, a porté fruit.

«Ce n'est pas la première négociation que je faisais dans ma vie», fait-il valoir.

«Ce n'est pas l'envie qui m'a manqué d'intervenir avant, mais il y a toujours un processus qui est officiel, un comité de négociation et tout ça. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, presque sans jeu de mot, c'est évidemment les fosses septiques. À partir du moment où on a le signal qu'on ne sera pas capable de faire les fosses septiques, particulièrement les fosses hermétiques et que les citoyens nous appellent en disant: on n'est même plus capable de flusher nos toilettes, vous comprenez que la pression se faisait forte», raconte le maire de Shawinigan.

L'autre élément qui a convaincu Michel Angers d'intervenir, c'est le spectre de voir les Villes obligées d'utiliser la sous-traitance pour vider les fosses septiques. «Est-ce que ça aurait été anti-scab ou pas? Est-ce qu'on a le droit ou pas? Vous comprenez qu'on était tout proche d'une situation conflictuelle qui aurait probablement fait en sorte que le conflit de travail aurait duré tout l'hiver», fait valoir le maire. «La situation se serait envenimée énormément», dit-il.

Le maire Angers a profité de la mobilisation du week-end dernier à Shawinigan «pour rencontrer les gens du Syndicat et leur dire: là, il faut faire quelque chose. On s'est assis; on a discuté des choses. On a convenu de s'asseoir ensemble avec la conciliatrice. On a commencé ça hier après-midi (jeudi) et cette nuit (jeudi à hier) on a terminé ça», dit-il.

Le maire Angers n'a pas voulu dévoiler la stratégie ou les arguments qui ont fait débloquer ce dossier. Les parties ont en effet convenu que les éléments de l'entente de principe ne seraient pas dévoilés tout de suite.

Le président de la Régie, René Goyette, qui se dit non pas heureux, mais «très heureux» du dénouement, doit en effet soumettre cette entente à son conseil d'administration au cours de la semaine prochaine.

Le président du Syndicat régional des employés municipaux de la Mauricie, Mario Mongrain, a qualifié le résultat, hier, de «satisfaisant», mais n'a pas voulu commenter davantage non plus sinon pour indiquer qu'il soumettrait l'entente à ses membres mardi, en fin de journée, ou mercredi, au cours de la journée.

Malgré ce dénouement, les employés cols bleus de la Régie maintiendront la ligne de piquetage devant les installations de la Régie, à Saint-Étienne-des-Grès, jusqu'à ce que l'entente de principe soit acceptée en assemblée générale, a précisé hier M. Mongrain. «On considère que les moyens de pression doivent rester jusque-là», au cas où l'entente serait refusée, explique-t-il.

Rappelons que la grève des cols bleus dure depuis la mi-mai.

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