Sauter en parachute à 81 ans

Après avoir nagé avec les dauphins et chevauché... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Après avoir nagé avec les dauphins et chevauché des dromadaires, des éléphants et des autruches, Claire Richard sautera en parachute dans les bras du comédien Guillaume Lemay-Thivierge.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il n'y a pas d'âge idéal pour s'envoyer en l'air. Parfois plus on attend et plus c'est bon. Du moins, voilà l'adage que pourrait prôner Claire Richard, 81 ans, qui s'apprête à se jeter du haut d'un avion dans les bras du comédien Guillaume Lemay-Thivierge.

À l'instar des rêves d'enfants réalisés par la Fondation canadienne Rêves d'enfant, Mme Richard concrétisera son «rêve d'aîné», une initiative soutenue par l'organisme les Petits frères. Le 3 octobre prochain, elle s'élancera donc au-dessus des nuages, à 13 500 pieds d'altitude, libre comme l'air, et fera une chute vertigineuse de 50 secondes à plus de 200 km/h. À 5000 pieds, son parachute se déploiera et son instructeur, Guillaume Lemay-Thivierge, lèvera son pouce en guise de victoire.

«Avant de crever, j'ai eu envie d'essayer ça. Et puis si je crève, eh bien je vais mourir dans les bras de Guillaume, on a déjà vu pire», confie celle qui n'en est pas à ses premières odyssées, ayant déjà nagé avec les dauphins, lorsqu'elle n'a pas chevauché des éléphants, des dromadaires et même des autruches. «Je fais toutes sortes d'affaires que les autres ne font pas.»

Il y a quelques années, sa famille l'avait invitée à défier la gravité dans un simulateur de chute libre intérieur, mais la shawiniganaise d'origine et trifluvienne d'adoption n'y avait pas trouvé son compte. «Ma famille pensait avoir réglé le problème, mais seulement elle n'avait pas noyé le poisson», lance Mme Richard en s'esclaffant. Son «rêve d'aîné» a donc été soumis aux Petits frères qui se sont empressés de l'exhausser.

«Quand on m'a averti que mon rêve serait réalisé, j'étais tellement contente. D'ici là, pour me préparer, je prends la vie calmement pour garder mes forces et mes énergies. Certaines de mes amies me demandent si je ne suis pas tombée sur la tête!», indique-t-elle.

Très active dans sa communauté, Mme Richard tente de remettre aux autres la fleur que les Petits frères lui ont offerte, pour ne pas dire le bouquet. Tous les jours elle visite des personnes âgées souffrant de solitude, voire elle empoigne le combiné du téléphone pour briser l'isolement qui pèse comme une écharpe de plomb sur le quotidien des gens esseulés.

«Moi aussi je vis la solitude. Si ça va mieux, c'est parce que les Petits frères m'ont aidé à vaincre ma solitude. Aujourd'hui, je me mets en action, je fais quelque chose de ma peau, je me trouve de quoi à faire, je me grouille», lance-t-elle avec une énergie débordante.

La présidente régionale des Petits frères, Jocelyne Gosselin, se réjouit des étincelles qui brillent dans les yeux de Mme Richard. D'autant plus que c'est la première fois que la cellule trifluvienne réalise le rêve d'une résidente de la cité de Laviolette.

«Mme Richard est très dynamique, elle prend soin d'elle et ne fait pas du tout son âge. C'est une dame qui marche, qui est en forme, qui est enjouée. Lorsqu'elle nous a dit que son rêve était de sauter en parachute, nous nous sommes dit: oh mon doux! Nous sommes plus jeunes et nous ne le ferions pas.»

Le programme «Rêves d'aînés» des Petits frères permet de donner corps aux souhaits de personnes âgées qui font partie de sa grande famille. L'organisme lutte contre l'isolement des aînés de Trois-Rivières et tente de rejoindre les plus seuls d'entre-eux.

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