Une nouvelle formation sur les crimes économiques à l'ÉNPQ

Directeur de la formation policière, Paulin Bureau a... (Photo: Olivier Croteau)

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Directeur de la formation policière, Paulin Bureau a témoigné à la commission Charbonneau au nom de l'École nationale de police du Québec à Nicolet, mercredi.

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(Nicolet) Dans la foulée des révélations des dernières années reliées à la fraude, la corruption et la collusion au Québec, l'École nationale de police du Québec à Nicolet a décidé de bonifier son offre de cours à compter du mois de novembre alors qu'une nouvelle formation en matière de crimes économiques y sera offerte.

C'est ce qui a été permis d'apprendre mercredi à la commission Charbonneau dans le cadre du témoignage du directeur de la formation policière à l'ÉNPQ, Paulin Bureau.

Depuis 2005, une formation en crime économique était offerte à même le baccalauréat en sécurité publique de l'Université du Québec à Trois-Rivières avant d'être suspendue temporairement, en 2010, par manque de formateurs.

En raison des nombreuses unités d'enquête sur les crimes économiques ayant été déployées sur le terrain, l'institution ne disposait plus suffisamment de ressources pour offrir sa formation spécialisée dans le domaine.

Or, depuis la mise sur pied de l'Unité permanente anticorruption et les audiences de la commission Charbonneau, entre autres, l'ÉNPQ a planché sur une nouvelle formation plus pointue qui allait traiter de blanchiment d'argent, de fiducies et les diverses formes juridiques que peut prendre une entreprise, des signaux d'alarme de collusion et corruption, de même de secret fiscal.

«Le programme a été beaucoup renouvelé. On utilise encore davantage tout ce qui est rattaché aux technologies de l'information», note le directeur de la formation policière à l'ÉNPQ.

Plusieurs organisations ont été mises à contribution pour mettre sur pied cette nouvelle formation de 75 heures qui sera offerte à 18 personnes dès novembre.

Parmi celles-ci, on note la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal, l'Autorité des marchés financiers, le Bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC), le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP), l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le Barreau du Québec, le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) et aussi Desjardins. Ces partenaires seront également appelés à enseigner certaines portions de la formation.

Au cours de ce cours qui misera sur l'expérience pratique, les enquêteurs spécialisés seront rapidement plongés sur le terrain alors qu'ils auront à travailler sur un dossier d'enquête de crime économique. Une fois la formation bien rodée, elle pourra accueillir jusqu'à 24 personnes par session.

Bien que la formation fasse partie du baccalauréat en sécurité publique de l'UQTR, elle pourra également être offerte à la pièce à des intervenants étant reliés au milieu économique, dont ceux faisant partie des nombreuses organisations ayant participé à l'élaboration de la formation.

«Puisque ces organisations n'ont pas toutes les mêmes mandats, ou les mêmes pouvoirs, la formation sur mesure nous permet d'adapter certaines

parties de cours d'enquête à la clientèle qui en fait la demande», souligne Paulin Bureau, en nommant à titre d'exemple l'UPAC, l'AMF, la Commission de la construction du Québec (CCQ), Revenu Québec et la Régie du bâtiment du Québec.

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