Des paysages à protéger en Mauricie: la CRÉ a un plan

Luc Désaulniers est conseiller en développement à la... (Photo: Émilie O'Connor)

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Luc Désaulniers est conseiller en développement à la Conférence régionale des élus de la Mauricie.

Photo: Émilie O'Connor

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Vaut-il la peine de préserver un paysage? En ces temps d'éoliennes, de gaz de schiste et de développement minier, la question est plus pertinente que jamais. D'autant plus que la Mauricie amorce un virage industriel majeur et que ce faisant, elle récupère des rives et une rivière de même que quelques sites industriels riverains de cours d'eau autrefois inaccessibles à la population. Pour une meilleure compréhension des enjeux, Le Nouvelliste vous propose, dans les prochains jours, de redécouvrir quelques-uns des plus beaux paysages de la Mauricie.

- Des horizons s'ouvrent en Mauricie dans plusieurs secteurs de développement et les décideurs aimeraient bien poursuivre le nouveau millénaire en évitant les erreurs du passé.

Malheureusement, des dérapages sont déjà visibles sur les rives du Saint-Maurice où quelques aménagements immobiliers malheureux viennent d'être complétés. Même chose en pleine forêt où, telles d'énormes termitières, apparaissent des sablières industrielles. Du mont Otis, d'où on a une vue imprenable sur la vallée de la rivière Batiscan, on aperçoit malheureusement la sablière de Lac-aux-Sables. Côté urbain, des aménagistes contestent toujours la pertinence d'ériger une grande structure de béton (amphithéâtre) visible du delta de la rivière Saint-Maurice. Quelques mines ont aussi récemment été mises en service plus au nord de la Mauricie, grugeant des versants entiers de montagnes comme à Saint-Alexis-des-Monts. Malgré les bonnes résolutions, la route 155, la plus panoramique de la région, connaît depuis quelques années un développement un peu chaotique. Et que dire de toute la problématique des bandes riveraines et des milieux humides mis à mal par les activités humaines, encore de nos jours?

Il était temps d'y voir et c'est ce que vient de faire la Conférence régionale des élus de la Mauricie en publiant récemment un Plan de paysage qui s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire.

Le document de 300 pages, richement illustré, décrit la singularité des paysages, la façon dont ils sont perçus, dont ils ont été façonnés et comment ils continuent d'évoluer. Géologie, agriculture, foresterie, culture, patrimoine, tout est pris en compte.

On y énumère également les problématiques et enjeux, tout en laissant les acteurs du milieu présenter leur solution, en les teintant de leur propre couleur. Il s'agit-là d'un outil unique pour mettre en valeur les paysages de la Mauricie et dont pourront s'inspirer tous les responsables d'aménagement des villes et MRC de la région. On le présente d'ailleurs comme le document le plus important jamais produit par la CRÉ Mauricie. On peut le consulter sur le site Internet de la CRÉ Mauricie: www.cre-mauricie.qc.ca/.

«Il n'est pas question de mettre les paysages sous une cloche de verre, note Luc Desaulniers, conseiller en développement à la CRÉ Mauricie, mais de faire des aménagements de la bonne façon, afin de les rendre plus vivants. Je ne pense pas qu'on arrive trop tard. C'est dans l'actualité. C'est un bon timing.»

Tous les aménagistes du territoire ont déjà vu le document et on songe à «le faire descendre» vers les conseils municipaux et qui sait jusqu'aux citoyens... surtout ceux qui ont tendance à se croire propriétaires de terres publiques, de lacs ou de plages et qui n'y supportent aucun aménagement.

Et vous, quel paysage voudriez-vous préserver?

Faites-nous en part à information@lenouvelliste.qc.ca

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