Une sommité partage son savoir au Colloque sur la criminalistique

Pierre Margot, directeur de l'École des sciences criminelles... (Photo: Émilie O'Connor)

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Pierre Margot, directeur de l'École des sciences criminelles de l'Université de Lausanne et conférencier vedette du colloque.

Photo: Émilie O'Connor

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Nicolet) Quelque 125 spécialistes du crime en provenance de sept pays et des quatre coins du Canada étaient à l'École nationale de police de Nicolet, cette semaine, dans le cadre du Colloque international sur la criminalistique.

Parmi eux, des représentants de l'Université du Québec à Trois-Rivières venus écouter la conférence de Pierre Margot, l'homme qui a rendu possible la création d'un profil en criminalistique unique au Québec au département de chimie de leur université.

Le directeur de l'École des sciences criminelles de l'Université de Lausanne, en Suisse, a exposé son point de vue, mercredi, sur l'étude des traces, ces vestiges parfois évidents, mais souvent extrêmement subtiles laissés sur les scènes de crimes.

Cet après-midi, le professeur Margot recevra un doctorat honoris causa, son tout premier en carrière, des mains de la rectrice, Nadia Ghazzali et de la présidente de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp. Cet honneur a pour but de lui rendre hommage pour son apport important dans le développement de la criminalistique dans le monde et pour sa collaboration dans l'implantation du profil criminalistique à l'UQTR.

«Je suis très honoré», ne cache pas ce spécialiste renommé. «Pour moi, c'est aussi une reconnaissance de toute mon équipe à Lausanne qui a développé des recherches qui sont reprises ailleurs et utilisées dans l'enseignement à divers endroits dans le monde», dit-il.

Le professeur Margot confie qu'il reçoit beaucoup de requêtes des quatre coins du monde pour démarrer des écoles de criminalistique dans des universités. L'UQTR est arrivée avec «un travail de fond. Ils avaient lu beaucoup de choses qu'on avait faites. J'ai trouvé qu'ils avaient une vision de ce qu'ils voulaient faire. Ils voulaient apporter à l'Université de Trois-Rivières un domaine disciplinaire qui n'existe pas ailleurs au Québec», dit-il.

L'UQTR, ajoute-t-il, a bien fait ses devoirs pour introduire la criminalistique dans ses murs.

«Beaucoup de branches scientifiques, comme la chimie, sont à la recherche d'étudiants, c'est-à-dire que le nombre d'étudiants dans ces matières scientifiques diminue et beaucoup d'établissements introduisent le mot «forensic» ou criminalistique dans le titre, mais ils continuent de former des chimistes ou des biologistes.

«C'est un peu un prétexte pour attirer les étudiants et c'est ce que je considère comme étant des programmes pas sérieux. Toutefois, j'ai ressenti que l'UQTR, elle, s'était vraiment posé des questions sur la place de cette formation. Elle a bien compris que c'était un enjeu différent que de développer une chimie ou une physique», dit-il.

«Pour moi, l'idée de l'université, c'est de créer les métiers de l'avenir. Peut-être qu'aujourd'hui, ce n'est pas prévu dans les structures, mais en même temps, dès le moment où on a ces ressources qui apparaissent, tout à coup on voit que ça a un intérêt et une importance et on trouve un moyen d'intégration», dit-il.

Même si la formation en criminalistique est débutée, le directeur de l'École des sciences criminelles entend consolider ses liens avec l'UQTR en espérant, dit-il, que l'UQTR puisse arriver à former éventuellement des étudiants au niveau de la maîtrise et du doctorat.

Conférencier mercredi avant-midi au colloque, Pierre Margot est reconnu pour son apport exceptionnel à la criminalistique. Il a notamment, avec son équipe, créé une lampe dont les longueurs d'ondes sont adaptées à la détection des empreintes digitales. Cette lampe a connu un succès commercial au point de figurer dans les séries policières à la télévision.

Quand on lui demande s'il reste des choses à découvrir en criminalistique, Pierre Margot répond: «Sur une échelle de 0 à 10, on est à 2. Tout reste à faire», dit-il.

Sherlock Holmes peut donc aller se rhabiller.

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