Hommage à Willie Lamothe à Saint-Tite

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François Houde
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Décidément, le Country Club Desjardins est en train de se transformer en studio permanent de télévision. Après les enregistrements de deux émissions de Pour l'amour du country jeudi soir, on enregistrait hier le spectacle Chapeau Willie! pour une diffusion le 12 janvier 2014 à l'antenne de Ici Radio-Canada télévision.

Télévision ou pas, plus de 20 ans après sa disparition, Willie Lamothe a encore un fort ascendant tant sur le public que sur les artistes. Neuf d'entre eux ont tenu à être de la partie pour rendre hommage à ce grand personnage de la musique country. Mais plus impressionnant, le Country Club Desjardins, dans une configuration plus généreuse que la veille avec 1510 places disponibles, faisait salle archicomble. Quelque 75 minutes avant l'heure prévue du spectacle, une file d'une centaine de mètres s'étirait déjà depuis la porte de la salle.

La liste des interprètes se tissait sur plusieurs générations: Laurence Jalbert, Annie Blanchard, Édith Butler, Julie Daraîche, André Lejeune, Maxime Landry, Gildor Roy et le propre fils de Willie, Michel Lamothe. Le tout était animé, comme il se doit, par la grande dame du country québécois, Renée Martel.

Celle-ci était non seulement dans une belle forme, mais bien en voix. Elle a survolé des souvenirs de carrière de Willie Lamothe pour permettre aux nombreux fans du cowboy canadien de ressasser les souvenirs accompagnant certains de ses grands succès, lui qui a laissé un répertoire de quelque 400 chansons.

On a évoqué Bobby Hachey, évidemment, Rita Germain et le Ranch à Willie, forcément. Sympathiques clins d'oeil, on a laissé à Michel Lamothe le soin d'interpréter Je chante à cheval mais surtout, la chanson thème du Ranch à Willie. On a pu constater que la génétique a fait son oeuvre et que le père a légué à son fils ses intonations caractéristiques.

Ce fils s'est d'ailleurs dit particulièrement heureux de participer à un tel hommage. «Je suis vraiment content d'être là d'autant que c'est peut-être le dernier hommage officiel qu'on lui rend. En même temps, je sais que le souvenir de mon père va rester. C'est comme Gilles Vigneault ou René Lévesque. En 1970, l'Office national du film a réalisé quatre films sur quatre des figures les plus marquantes du Québec. C'était: le Frère André, Maurice Duplessis, Maurice Richard et Willie Lamothe, de se remémorer Michel avec un sourire dissimulant mal sa fierté. C'est vraiment émouvant pour moi de participer à ce spectacle.

Disons que ça me change du rock n'roll.»

On a profité de sa présence sur scène pour un autre clin d'oeil quand on a demandé à Édith Butler de lui chanter Allô, allô petit Michel, le grand succès que son père avait écrit pour lui bébé.

Le spectacle de deux heures ne pouvait prendre fi sans qu'on interprète Mille après mille devenue, comme l'a dit Renée Martel, la chanson qui symbolise désormais la musique country québécoise. Chantée par tous les invités de la soirée, elle a donné un beau moment d'émotion.Mais pour être vraiment fidèle à Willie Lamothe, il fallait terminer l'hommage en interprétant la chanson avec laquelle Willie mettait un terme à tous ses spectacles et qui a longtemps été la chanson phare du country: Quand le soleil dit bonjour aux montagnes.

On lui a même ajouté un couplet chanté en espagnol par Gildor Roy, un fan, bien qu'il n'ait jamais rencontré ce grand de la musique western. «Willie Lamothe a été un des plus grands entertainer de l'histoire du Québec, a-t-il expliqué en entrevue. Il aurait pu ne pas chanter et aurait quand même eu du succès. D'ailleurs c'était un des plus grands acteurs de l'histoire du cinéma québécois.»

«Pour lui, son métier en était un de troubadour et ça devait se faire sur la route. Il allait porter le bonheur aux gens et je suis assez en accord avec cette approche-là: nous ne sommes pas des gens exceptionnels qui devrions vivre en isoloir. On fait un métier d'artisans et c'est à nous d'aller vendre nos bijoux aux gens sur le terrain. Que Willie ait pu le faire avec autant de succès, si longtemps, c'est vraiment exceptionnel.»

«L'hommage n'aurait pas pu être présenté ailleurs qu'ici, à Saint-Tite. Ils auraient pu le présenter au Théâtre Saint-Denis, à Montréal, mais ça n'aurait pas été pareil. Ce n'est pas difficile à vendre au public, pareil spectacle: tout le monde a sa chanson préférée de Willie et ce sont toutes des classiques.».

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