Marché public: Tardif accuse Lévesque de bloquer le projet de la SDC

Sylvie Tardif... (Photo: François Gervais)

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Sylvie Tardif

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(Trois-Rivières) Deux visions s'opposent actuellement à Trois-Rivières en ce qui concerne l'arrivée d'un nouveau marché public au centre-ville. Alors que la Société de développement commercial (SDC) planche depuis presque un an sur un projet de marché public centralisé, ce projet se retrouverait maintenant sur la glace, notamment en raison du manque d'appui de la Ville de Trois-Rivières qui préconise plutôt la vision de développement du maire Yves Lévesque, qui souhaite installer un marché public dans le hangar situé à côté des terrains de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

La candidate à la mairie Sylvie Tardif en a d'ailleurs fait un engagement électoral, hier matin. Ayant convoqué les journalistes devant le chantier de l'amphithéâtre, à proximité du fameux hangar, Mme Tardif s'est engagée à soutenir le projet mis de l'avant par la SDC et pour lequel plusieurs partenaires du milieu ont déjà signalé leur appui.

«Je vous ai conviés ici ce matin parce que je trouve qu'il y a un parallèle à faire entre le projet d'amphithéâtre et celui du marché public. Le maire sortant veut gérer ce projet comme il gère l'amphithéâtre: c'est sa vision et son projet. Moi, je veux développer un projet avec l'ensemble de la communauté», fait valoir Sylvie Tardif.

Le projet de la SDC, nécessitant des investissements entre 1,8 M$ et 2,15 M$, serait situé quelque part dans le quadrilatère formé par les rues Saint-Roch, Royale, Saint-Georges et les cinq coins. Quatre différents scénarios ont été élaborés pour l'emplacement, et des propriétaires ont même déjà été rencontrés pour connaître leur intérêt. Par ailleurs, 24 producteurs locaux ont manifesté, par le biais de lettres d'intention, leur intérêt à venir s'installer dans ce marché, tout comme la SAQ qui s'est dite ouverte à écouter la proposition de la SDC si elle pouvait offrir un local à proximité de l'offre alimentaire et ayant une bonne capacité de stationnement, ce que le projet actuel propose.

«Le projet au hangar coûterait plusieurs dizaines de millions de dollars. J'ai même entendu que ça pourrait aller jusqu'à 40 millions de dollars. Il faut demeurer réaliste. Nos citoyens sont déjà suffisamment taxés et nous avons l'opportunité d'appuyer un beau projet déjà en place, qui ne nous coûterait qu'une fraction de cette somme», croit Mme Tardif.

Société de développement commercial

À la SDC, on se réjouit évidemment de cette prise de position, même si on n'a nullement l'intention de se prononcer pour l'un ou l'autre des candidats à la mairie. «Nous, nous sommes pour le meilleur projet. Actuellement, on pense que ce qu'on a à proposer, c'est la meilleure vision. Si un candidat transpose notre vision dans ses engagements

électoraux, on ne peut pas être contre ça», fait valoir le président de la SDC, Mathieu Lahaye, qui espère aussi que les autres candidats se prononcent sur la question.

M. Lahaye explique qu'une grande partie de l'équation repose sur l'engagement clair de la Ville à soutenir le projet. De plus, il déplore qu'on veuille opposer les deux visions, alors qu'elles pourraient être complémentaires. «Les deux projets n'ont pas du tout la même mission. Nous voulons répondre à une demande de nos commerçants et des résidents du centre-ville d'avoir des produits de commodité à proximité, dans un environnement très central. Le projet du hangar se voudrait aussi un incubateur culturel. Il s'inscrit dans une vision de développement touristique et culturel, une vision plus large. Selon moi, les deux visions peuvent facilement cohabiter, il n'est pas nécessaire de les opposer», signale-t-il.

Le maire se défend

Le maire sortant, Yves Lévesque, se défend bien d'avoir voulu bloquer le projet, alors que les rencontres dans ce dossier se poursuivent, plaide-t-il. «Mme Tardif devrait peut-être s'informer avant de parler. Il y a lieu d'implanter cet équipement le plus rapidement possible. Nous avons rencontré la SDC et le promoteur du futur bâtiment, Olymbec, et nous avons demandé à la SDC de nous produire un montage financier pour obtenir notre appui. Ils doivent d'abord nous dire combien les producteurs vont payer comme loyer pour être dans ce bâtiment, s'assurer que le prix convienne aux producteurs, que le promoteur est prêt à construire et ensuite, la Ville et le MAPAQ pourront évaluer l'appui financier qu'ils peuvent apporter», mentionne-t-il.

Yves Lévesque assure que les deux visions ne s'opposent pas et que cette idée est basée sur de mauvaises perceptions. «Ça nous prend un marché public au centre-ville. Le projet au hangar peut prendre encore quelques années, et il est urgent qu'on ait ce genre de marché, alors la SDC doit faire ses devoirs, mais la porte n'est pas du tout fermée», assure-t-il.

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