Mise en demeure d'ADF: la Ville va se battre

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La firme ADF réclame 1,8 million $ pour des coûts supplémentaires au chantier de l'amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières compte bien tout faire pour faire valoir ses droits dans le dossier de la mise en demeure envoyée par la firme ADF, réclamant immédiatement 1,8 million $ pour des coûts supplémentaires au chantier de l'amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

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«Ça n'a pas été amené au conseil parce qu'on n'a aucune raison de croire que nous sommes fautifs, ou que nous ayons à payer cette somme» - Yves Lévesque

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Au lendemain de la divulgation de cette mise en demeure par La Presse et Le Nouvelliste, les réactions ont fusé de toutes parts à l'hôtel de ville.

Le maire de Trois-Rivières a d'abord précisé qu'avant qu'il soit questionné par Le Nouvelliste sur cette question, mercredi après-midi, il n'avait pas été mis au courant de cette mise en demeure, pas plus qu'aucun membre du conseil municipal.

«C'était resté au niveau de la direction générale et des fonctionnaires qui reçoivent ce genre de documents à l'occasion. Ça n'a pas été amené au conseil parce qu'on n'a aucune raison

de croire que nous sommes fautifs, ou que nous ayons à payer cette somme», martèle Yves Lévesque.

Ce dernier a affirmé que l'entrepreneur en question avait soumissionné beaucoup plus bas que ses différents concurrents, soit plus de 2 millions $ en dessous pour les contrats stipulés dans la mise en demeure, et qu'il faudrait donc tenir compte de ce fait lors de l'analyse du dossier, à savoir qui doit être tenu responsable de la mauvaise planification des travaux au départ.

Lors de l'octroi de ces deux contrats en novembre 2012, ADF avait obtenu les deux contrats pour un montant de 9 960 715 $, un montant qui représentait 1 960 715 $ de plus que ce qui avait été estimé par la Ville lors du lancement de l'appel d'offres.

Par contre, les dix lots précédents octroyés dans le projet de Trois-Rivières sur Saint-Laurent totalisaient à eux dix des sommes de 9 437 189 $, soit 1 656  201 $ de moins que les estimés de la Ville.

Les avocats de la Ville ont répondu à ceux d'ADF jeudi par le biais d'une lettre dont Le Nouvelliste a obtenu copie. La Ville indique ainsi au contracteur qu'elle juge sa réclamation «non fondée et exagérée».

On peut y lire également que la Ville ne peut accorder des modifications au chantier sans suivre le processus strict prévu au contrat la liant à ADF.

«Il semble que votre cliente (ADF) n'ait pas considéré l'application de ce règlement et elle devra, selon nous, en subir les conséquences qui en découlent. Il ne suffit pas d'invoquer la bonne foi pour ensuite réclamer plus de deux millions de dollars de coûts supplémentaires», peut-on également y lire.

Conseillers

Les conseillers du désormais «Groupe des cinq» André Noël et Alain Croteau se disent estomaqués d'apprendre dans les médias l'existence d'un tel litige.

«C'est assommant d'apprendre ça dans le journal. Même si nous n'avions pas encore de décision à prendre là-dessus, on aurait au moins pu nous mettre au courant du litige», croit M. Croteau. C'est que la mise en demeure datée du 3 septembre en suivait une autre datée du 23 août et qui était demeurée sans réponse.

«Il y a donc eu deux mises en demeure, et nous étions en séance du conseil le 3 septembre. On aurait pu nous en glisser un mot. C'est ce type de comportement qui a créé le mauvais climat qui règne au conseil de ville depuis quatre ans. Cette nouvelle est énorme, pleine d'allégations. Ça aurait été un minimum de nous en informer et de nous donner l'heure juste», ajoute André Noël.

La conseillère municipale Monique Leclerc croit pour sa part qu'il vaudrait mieux attendre d'avoir tous les éléments du dossier en main avant de porter quelque jugement que ce soit.

«Je ne dis pas que je ferme les yeux. Je continue d'avoir le regard attentif, mais restons calmes et détendus», image-t-elle. Mme Leclerc, qui a trouvé dommage d'avoir appris l'existence de ce litige dans le journal, se demande tout de même s'il y a vraiment lieu de crier au loup.

«L'avis des avocats de la Ville est que nous ne sommes aucunement responsables de ces dépassements de coûts. De plus, il semble que ça vient d'une compagnie qui fait flèche de tout bois», ajoute Mme Leclerc.

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