Saint-Tite attend le Québec

Saint-Tite est encore une fois fin prête à... (Photo: Archives, Sylvain Mayer)

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Saint-Tite est encore une fois fin prête à recevoir les centaines de milliers de visiteurs qui lui font l'honneur de participer à son Festival western dont les rodéos sont sans nul doute les moments forts.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite)

La ville de Saint-Tite est plus fleurie et décorée que jamais et encore une fois, fin prête à recevoir les centaines de milliers de visiteurs qui lui font l'honneur de participer à son Festival western. Car à Saint-Tite, les invités ne sont pas que spectateurs mais bien des acteurs de la fête.

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La nuit, les rues de Saint-Tite sont animées et festives. Parfois un peu trop. Des inspecteurs du son veilleront à ce que la quiétude des résidents ne soit pas troublée par la musique trop forte.

Photo: Sylvain Mayer

«Mon problème quand je parle du festival, c'est de ne pas passer pour un menteur», rigole Pascal Lafrenière, directeur général du festival. Et en effet, il faut le voir pour le croire.

Même les amis du Stampede de Calgary sont incrédules lorsqu'ils viennent à Saint-Tite et voient les chevaux et cavaliers se promener paisiblement dans les rues, les joueurs de guitare anonymes pousser la chansonnette - country, bien sûr - à droite ou à gauche quand ce n'est pas une trentaine de personnes qui improvisent une danse en ligne en pleine rue, à minuit.

Le défi est bien sûr de se renouveler, car le monde country québécois est quand même restreint, mais M. Lafrenière est content de la programmation musicale très relevée de cette année avec l'hommage à Willie Lamothe, (Chapeau Willie) qui constituera sans doute un moment fort du festival, le spectacle The man in black, de Shawn Barker, en référence à Johnny Cash, sans oublier un étonnant concert symphonique de l'orchestre du Septième art, composé de 60 musiciens sur scène et qui, accompagnés de projections multimédia, interpréteront des musiques de films westerns. Du jamais vu à Saint-Tite!

Ce soir, ARTV enregistrera deux émissions de Pour l'amour du country, avec Patrick Norman. Bref, encore une fois, la musique sera une des invités d'honneur du festival.

Et justement...

Chaque année, Saint-Tite tente d'améliorer la sécurité de son festival, histoire que la fête se déroule sans anicroche et que tout le monde puisse bien s'amuser. Qu'il s'agisse de circulation, de normes d'incendies, de matériaux sécuritaires, d'extincteur d'incendie, on tente de tout prévoir.

Dans cette optique, on s'attaquera cette année à une autre problématique: le son, particulièrement la nuit. Et on le fera aussi sérieusement qu'on l'a fait pour les autres problèmes, avec inspecteurs, sonomètres et... amendes.

Des tests seront réalisés à six endroits différents de la ville, des notes seront prises et des avertissements servis. Si le responsable ne respecte pas les normes imposées lors du retour de l'inspecteur quelques heures plus tard, des amendes seront remises. Cela pourra aller jusqu'à la fermeture d'un kiosque ou d'un chapiteau. C'est que le festival se déroule dans un centre-ville habité et qu'il faut en tenir compte.

Par ailleurs, la municipalité a fait devancer cette année le travail effectué par l'Agence de sécurité de Francheville qui a la responsabilité de mesurer la distance à respecter entre deux véhicules récréatifs sur les terrains de camping.

«Ils ont commencé mardi et tous les jours, ils augmentent le personnel, au fur et à mesure que le paysage change dans la ville», explique le maire André Léveillé. Ce dernier constate que le travail des inspecteurs et pompiers n'est pas facile puisque ce n'est pas tout le monde qui comprend le pourquoi de toutes ces règles. Beaucoup argumentent, se lamentent qu'on leur fait perdre de l'argent, protestent sous prétexte que dans telle ou telle ville, c'est différent. Certains n'hésitent pas à se présenter devant le conseil municipal pour faire entendre leurs doléances.

«À tous les ans, c'est comme ça, note le maire. C'est pas le free for all ici. On ne peut accueillir plus de 600 000 personnes sans incident chaque année, sans respecter les règlements. Si malgré tout, il arrivait un accident, on veut ne rien avoir à se reprocher. Jamais je ne voudrais qu'un juge me dise que j'ai été négligent.»

La norme des cinq pieds de distance est particulièrement mal reçue des propriétaires de terrains de camping et encore moins bien par les vendeurs de véhicules récréatifs à qui elle s'applique aussi cette année... depuis qu'on s'est aperçu que quelques vendeurs passaient commodément la nuit dans ces roulottes neuves.

«Enfin, dans l'ensemble, les gens comprennent qu'il s'agit de leur sécurité, estime le maire. On protège les gens dans leurs résidences, les vendeurs dans leurs kiosques et la population sur les rues.»

Et pour ceux que ça intéresse, il reste des billets de rodéo.

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