Taxes scolaires: Grandes-Piles s'élève contre la hausse «scandaleuse»

Le maire de la municipalité de Grandes-Piles, Jean-Pierre... (PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR)

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Le maire de la municipalité de Grandes-Piles, Jean-Pierre Ratelle, dénonce vivement la hausse de taxes scolaires à la Commission scolaire de l'Énergie.

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Le Nouvelliste

Encore estomaquée par l'ampleur de la hausse des taxes scolaires à la Commission scolaire de l'Énergie, la Municipalité de Grandes-Piles dénonce cette décision et invite les autres agglomérations de ce territoire à se joindre à un mouvement de contestation.

«Grandes-Piles est contre cette hausse scandaleuse! C'est une question de survie et d'équité pour l'ensemble des municipalités du Québec. Comment la région la plus pauvre du Québec peut accepter une augmentation aussi sévère?», demande le maire Jean-Pierre Ratelle.

Rappelons qu'à la suite des plus récentes compressions budgétaires du gouvernement provincial, qui l'ont privée de 3,4 millions $ sur son budget de 120 millions $, la CS de l'Énergie a décidé d'augmenter de 23 % la contribution des concitoyens de son territoire pour combler le manque à gagner. Au moment d'adopter son budget en juin, la CS de l'Énergie avait indiqué qu'elle allait devoir sabrer dans les services si elle n'allait pas de l'avant avec cette hausse.

Lorsqu'il tient compte de l'augmentation de la plus récente évaluation foncière, le maire Ratelle évalue toutefois que la hausse du taux de taxes scolaires équivaut plutôt à 56 % entre les années 2012-2013 et 2013-2014. Ce taux grimpe même entre 70 et 96 % pour la période de 2010 à 2014, selon ses calculs.

«Une propriété évaluée à 82 100 $ en 2010 a payé 164,48 $ en taxes scolaires en 2010-2011. Cette même propriété a été réévaluée à 101 300 $ au nouveau rôle d'évaluation et a dû payer 202,93 $, soit une augmentation de 23,38 %. Comme si cela n'était pas suffisant, les nouvelles hausses annoncées pour 2013-2014 font grimper la facture à 282,73 $. Ça donne une augmentation de 71,89 % en quatre ans, démontre-t-il. Cette situation s'applique à la majorité des résidences de Grandes-Piles.»

Pour le maire de Grandes-Piles, les municipalités doivent maintenant s'unir pour manifester leur mécontentement auprès du gouvernement, principalement à la première ministre Pauline Marois, la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy et le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. Il demande ainsi le soutien de ses collègues du territoire de la CS de l'Énergie. «Imaginez un conseil municipal décrétant une augmentation de 72 % des taxes foncières en quatre années. Soyez assurés que le maire et les conseillers seraient pris à parti et avec raison.»

Enfin, le maire de Grandes-Piles estime qu'une telle augmentation de taxes scolaires est loin d'encourager les municipalités à se démarquer sur le plan économique. «Dans le fond, moins une municipalité est prospère, moins elle paiera de quotes-parts élevées. Cette situation va à l'encontre d'un développement durable. Tous les efforts faits par les municipalités pour améliorer leur sort sont anéantis.»

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