Au moins 200 nouveaux emplois à Trois-Rivières

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Tous les appels destinés aux différentes succursales des caisses Desjardins de la Mauricie seront centralisés vers un même centre d'appels qui aura pignon sur rue à Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) Après l'arrivée de Gexel, voilà que Trois-Rivières s'apprête à accueillir un autre centre d'appels sur son territoire qui contribuera à la création d'au moins 200 nouveaux emplois. Le Mouvement des caisses Desjardins a en effet choisi d'y établir son troisième centre d'appels dans la province d'ici juin 2014.

C'est ce qu'a confirmé vendredi au Nouvelliste le porte-parole du Mouvement des caisses Desjardins, André Chapleau. «On ouvrira bel et bien un centre d'appels à Trois-Rivières et l'annonce officielle viendra un peu plus tard. On parle de plusieurs centaines d'emplois, certainement plus de 200. Il s'agit donc d'une très bonne nouvelle pour la région de Trois-Rivières.»

Desjardins avait déjà mis sur pied un projet pilote qui dirigeait vers Montréal les appels des caisses Les Estacades, à Trois-Rivières, et du Centre-Sud, à Shawinigan. La décision de créer un centre d'appels dans la cité de Laviolette s'inscrit donc dans le processus de centralisation des appels mis en branle par Desjardins.

À Trois-Rivières, ce sont des appels de partout dans le réseau qui seront acheminés, comme c'est présentement le cas avec les centres de Montréal et Granby qui desservent l'ensemble du Québec.

Cette annonce viendra certainement redorer le blason du Mouvement des caisses Desjardins qui avait plutôt défrayé la manchette au cours des derniers mois lorsqu'il était question de fermetures de différentes succursales en Mauricie et au Centre-du-Québec. Au cours de cette période, le centre de services de Charette a fermé ses portes, tout comme ceux de Sainte-Monique, Saint-Elphège et La Visitation au sein de la caisse de Nicolet et ceux de Bécancour, Sainte-Angèle-de-Laval et Précieux-Sang, à la caisse Godefroy.

«On croit au développement des régions et Trois-Rivières est un emplacement que nous avons retenu. On pense que ce projet va contribuer à l'essor économique de la Mauricie et nous en sommes très fiers», rappelle M. Chapleau, tout en vantant les succès des deux premiers centres d'appels mis en opération. «Ça permet d'offrir un service transparent, avec des heures prolongées.»

Évidemment, le maire Yves Lévesque applaudit la décision de Desjardins d'avoir arrêté son choix sur Trois-Rivières. «C'est une excellente nouvelle puisqu'ils ont décidé de demeurer au Québec pour leurs centres d'appels contrairement à d'autres entreprises qui décident plutôt d'aller à l'étranger. Tout comme Cogeco (qui emploie plus de 500 personnes à son centre d'opérations multifonctionnel), Desjardins a décidé d'encourager l'économie du Québec», a-t-il souligné, lorsque mis au parfum de la nouvelle par Le Nouvelliste.

Pour le directeur général d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Yves Marchand, ce projet représente évidemment une excellente nouvelle pour le marché d'emploi trifluvien et régional. «On ne peut pas refuser jusqu'à 350 emplois. C'est évidemment un projet qui retient totalement notre attention», mentionne-t-il.

Présentement, un promoteur immobilier s'affaire à trouver un emplacement stratégique pour implanter le centre d'appels en question.

Expertise trifluvienne

Quant à savoir si l'agglomération de Trois-Rivières sera en mesure d'offrir suffisamment de main-d'oeuvre pour les centrales téléphoniques de Gexel et de Desjardins, M. Marchand se dit tout à fait confiant que le bassin saura répondre à la demande. Rappelons qu'en mai dernier, l'entreprise de télécommunications Gexel avait implanté son centre d'appels dans le complexe Le Nouvelliste de la rue Bellefeuille pour y employer quelque 150 personnes.

À ce sujet, Trois-Rivières possède d'ailleurs une feuille de route bien garnie en ce qui concerne les centres d'appels. L'aventure avec IQT Solutions avait toutefois laissé un goût bien amer dans la région alors que l'entreprise américaine avait sauvagement fermé ses portes en juillet 2011, sans le moindre préavis. Cette compagnie avait précédemment acheté l'entreprise Durham qui avait aussi choisi Trois-Rivières pour établir son centre d'appels en 2006.

Le maire Lévesque croit justement que cette feuille de route a permis à Trois-Rivières de se démarquer pour obtenir le centre d'appels. «On a mis des efforts au niveau des centres d'appels qui rapportent. Oui, c'était difficile quand ils ont fermé mais ça nous a permis de développer une expertise et c'est ce qui nous permet de nous démarquer des autres», fait-il valoir.

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