Des maisons à vendre pour contester l'augmentation des taxes

Plusieurs maisons de Saint-Jean-des-Piles ont été mises en... (Stéphane Lessard)

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Plusieurs maisons de Saint-Jean-des-Piles ont été mises en vente symboliquement ce week-end afin de contester l'augmentation des taxes.

Stéphane Lessard

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(Shawinigan) Un nombre anormalement élevé d'affiches à vendre sont apparues devant des dizaines de maisons de Saint-Jean-des-Piles, un secteur de Shawinigan. Plusieurs citoyens ont symboliquement mis leur maison en vente ce week-end afin de contester l'augmentation jugée trop importante des évaluations foncières et des taxes.

Claude Desaulniers, l'instigateur du mouvement de contestation.... (Photo: Stéphane Lessard) - image 1.0

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Claude Desaulniers, l'instigateur du mouvement de contestation.

Photo: Stéphane Lessard

«Les taxes montent en flèche à Saint-Jean-des-Piles et au Lac-des-Piles. Elles ont doublé ou triplé pour plusieurs résidents», lance l'instigateur de la protestation, Claude Desaulniers.

Pierre Chénard a acheté une maison sur la rue Principale en juin 2012. Il a vu depuis la valeur de sa maison augmenter de 20 % en quelques mois. Il ne comprend pas comment elle a pu augmenter autant alors qu'il venait de l'acheter.

«C'est quoi la logique de cette augmentation?», se questionne-t-il. «La maison était en vente depuis un an. Je ne comprends pas comment sa valeur a pu augmenter autant en si peu de temps.»

Le secteur de Saint-Jean-des-Piles est situé sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice. Il s'agit du dernier secteur habité qui longe la rivière avant le vaste territoire du parc national de la Mauricie. La proximité avec la rivière Saint-Maurice et la construction ces dernières années de maisons de plus grande valeur ont fait monter les évaluations foncières.

Saint-Jean-des-Piles n'est pas unique dans cette situation. Les secteurs résidentiels à proximité des plans d'eau voient les valeurs foncières bondir ces dernières années au Québec.

«Ce n'est pas de notre faute s'il y a eu une augmentation des maisons plus chères. Certaines personnes habitent depuis 50 ans leur maison et voient leurs taxes grimper. Nous ne sommes pas dans un secteur huppé et ce n'est pas la majorité des résidents qui ont la vue sur la rivière», ajoute M. Desaulniers.

«Les taxes n'ont pas augmenté comme ça après l'arrêt du flottage du bois sur la rivière dans les années 90, alors que nous n'étions pas fusionnés avec Shawinigan.»

Conscient que l'évaluation foncière est réalisée par une firme indépendante de la Ville, Claude Desaulniers estime tout de même que la fusion de Saint-Jean-des-Piles avec Shawinigan au début des années 2000 est en grande partie responsable de l'augmentation des taxes et de la valeur foncière des maisons.

«Depuis 10 ans, les évaluations augmentent en flèche. Les taxes augmentent, mais nous n'avons pas de services. Nous n'avons même pas l'aqueduc.»

L'absence d'aqueduc signifie également qu'aucune borne incendie n'est installée dans le village. Cela fait en sorte que les primes d'assurance des résidents sont augmentées.

«Les assurances nous demandent toujours si nous avons une borne-fontaine près de la maison.

Comme nous n'en avons pas, la prime augmente. Les gens venaient habiter à Saint-Jean-des-Piles avant parce que c'était moins cher qu'en ville. Maintenant, c'est le contraire. C'est plus cher ici qu'en ville», tonne M. Desaulniers. «C'est plus cher qu'en ville, mais nous n'avons pas de services.»

Claude Parenteau réside à l'extérieur du village de Saint-Jean-des-Piles. Il subit toutefois comme les autres résidents l'augmentation de la valeur foncière de sa maison. Il estime que la fusion avec Shawinigan est largement responsable de l'augmentation des taxes.

«Même si la Ville de Shawinigan manoeuvre habilement dans ce contexte en feignant d'abaisser subtilement son taux d'imposition pour atténuer le choc, les contribuables doivent s'attendre inexorablement à des hausses très salées de leur compte de taxes, à chaque dépôt d'un nouveau rôle [d'évaluation]. C'est ce qui se produit depuis la fusion», affirme-t-il.

«Comme les valeurs accolées aux propriétés ne reflètent pas la juste réalité mais plutôt les aléas du marché, les évaluations trop élevées, et l'avis d'impôt foncier qui vient avec, seront nuisibles au moment de la revente.»

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