Contrôle des insectes piqueurs : toujours des doutes à Shawinigan

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a fait face à davantage d'opposition lors de la rencontre de samedi qui se tenait dans le secteur Grand-Mère.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Les points de vue sont tranchés à Shawinigan au sujet du contrôle des insectes piqueurs. Certains citoyens craignent que cette mesure appliquée cette année à l'ensemble du territoire de Shawinigan soit nocive pour l'environnement ou pour la santé humaine.

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Une trentaine de citoyens ont participé dimanche à la deuxième rencontre d'information sur le contrôle des insectes piqueurs qui avait lieu à l'hôtel de ville de Shawinigan.

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Plusieurs citoyens ont manifesté leurs réserves ce week-end au sujet de l'élargissement du contrôle des insectes piqueurs à tout le territoire de Shawinigan. Certains craignent les impacts du Bti sur la santé humaine et sur l'environnement alors que d'autres jugent trop cher ce projet.

Photo: Stéphane Lessard

Les échanges ont été houleux samedi matin, lors de la première de deux assemblées d'information, entre les partisans et les opposants à l'élargissement à toute la ville du projet-pilote dont les coûts sont évalués à 880 000 $.

Des citoyens s'opposent encore et toujours au contrôle des insectes piqueurs à Shawinigan. André Hamel évoque le principe de précaution pour ne pas aller de l'avant avec l'utilisation du larvicide Bti pour contrôler les insectes piqueurs.

Il estime que l'absence de risque sur la santé humaine n'a pas été démontrée hors de tout doute. Ce citoyen a même comparé l'entreprise GDG Environnement, responsable du contrôle des insectes piqueurs à Shawinigan, à Imperial Tobacco qui soutenait à une certaine époque que le tabac n'était pas nocif pour la santé humaine.

Sécuritaire pour la santé et l'environnement, juge le maire

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a rejeté cet argument du revers de la main. Il affirme que le Bti est approuvé par l'Organisation mondiale de la santé, par Santé Canada, par le ministère de l'Environnement et par le ministère de la Santé du Québec.

Le directeur général de la firme GDG Environnement, Richard Vadeboncoeur, soutient de son côté que le Bti est utilisé pour le contrôle des insectes piqueurs depuis plusieurs décennies à travers le monde et qu'il existe un consensus scientifique sur son innocuité. Il affirme de plus que les oiseaux et les chauves-souris ne se nourrissent que de très faibles quantités d'insectes piqueurs.

Lise Lavergne a vécu une bonne partie de sa vie à Montréal. Désirant quitter le béton de la métropole, elle est revenue à Shawinigan. Elle appuie le contrôle des insectes piqueurs, car elle affirme que la situation est «infernale» pendant l'été.

«Je préfère payer le 19,50 $ de la taxe spéciale pour ce projet que d'utiliser des répulsifs qu'on applique sur soi», affirmait-elle lors de la rencontre de samedi qui s'est tenue dans le secteur de Grand-Mère. Loin de faire l'unanimité, elle s'est fait conseiller par un opposant au contrôle des insectes piqueurs de retourner vivre à Montréal.

Michel Angers soutient par ailleurs que le projet-pilote réalisé l'été dernier à Saint-Gérard-des-Laurentides a démontré l'efficacité du contrôle par l'entreprise GDG Environnement. Bien que l'été a été relativement sec, les insectes piqueurs ont diminué de 89 % ce qui a énormément contribué, selon le maire, à l'amélioration de la qualité de vie des résidents. De plus, le contrat avec GDG Environnement assure une diminution de 80 % des insectes piqueurs.

Le maire de Shawinigan dressait dimanche un bilan positif des deux assemblées d'information du week-end. «Lorsqu'on fait des rencontres d'information, c'est surtout les citoyens qui sont inquiets qui viennent. C'est normal. Mais, je pense que les gens quittent les rencontres rassurés.»

Bon pour le développement du tourisme

Le maire de Shawinigan estime de plus que le contrôle des insectes piqueurs s'intègre dans le développement de l'industrie touristique. «Les usines partent et on veut que les gens viennent à Shawinigan pour faire du plein air. L'objectif est d'attirer des touristes et de nouveaux résidents», souligne M. Angers qui cite l'exemple de Mont-Tremblant. «Le gros virage de Mont-Tremblant fut quand la Ville a décidé de contrôler les insectes piqueurs.»

Le président du parc de l'Île-Melville, Serge Aubry, soutient que de nombreux touristes téléphonent au parc pour s'informer si Shawinigan a un contrôle des insectes piqueurs et que cela fait une différence dans leur choix de destination nature.

Michel Angers affirme que les Trois-Rivières et La Tuque n'envisagent en aucun cas l'arrêt de leur programme de contrôle des insectes piqueurs. Les employés de GDG Environnement commenceront leur travail à Shawinigan au cours des prochaines semaines. Les citoyens de Shawinigan qui ont des questions peuvent communiquer avec la ligne Info-Moustique de Shawinigan au 819 609-7694.

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