Nouveau colisée au CSAD: le projet semble séduire Blanchet

Le ministre Yves-Francois Blanchet lors de sa visite,... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le ministre Yves-Francois Blanchet lors de sa visite, hier, au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, en présence du maire Yves Lévesque.

Photo: Stéphane Lessard

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet d'un colisée au Complexe sportif Alphonse-Desjardins semble finalement séduire le ministre Yves-François Blanchet qui, de son propre aveu, «n'avait rien de négatif» à dire sur ce projet après une visite très attendue des lieux, hier, et un pitch livré avec passion par le directeur général du complexe, Jean-François Picard et surtout le maire Yves Lévesque.

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs et responsable de la région a confié lors d'un point de presse que la présentation qu'on lui a servie était très bien faite et qu'il l'avait trouvée intéressante. «J'ai une meilleure connaissance de la diversité des mandats de cette structure-là. Lire un dossier ou lire sur Internet, c'est une chose, mais quand tu le vois et que c'est présenté avec la passion des promoteurs... et que le maire en remet une couche, c'est fort intéressant. J'avais des questions spécifiques sur le nombre de sièges, sur les loges, sur le mandat ainsi qu'une préoccupation environnementale. J'ai posé mes questions. J'ai maintenant presque toutes les réponses. Je devrais avoir le reste dans les prochains jours.»

Le ministre a même ajouté «qu'il n'avait jamais été question qu'on ne se dirige pas vers un nouveau colisée», mais qu'il  restait des interrogations et qu'il voulait des réponses. Réponses qu'il a obtenues, a-t-il assuré, en brandissant un dossier. «Je vais travailler ça, réfléchir avec mes collègues mais... je n'ai assurément pas de mauvaises nouvelles pour vous aujourd'hui.»

Donc, il en avait des bonnes?, s'est-on empressé de lui demander. «Le fait de dire que je n'ai pas de mauvaises nouvelles laisse présager que dans un avenir rapproché, j'aurai peut-être de bonnes nouvelles mais ça ne serait pas intellectuellement honnête de donner le résultat d'une réflexion avant d'avoir réfléchi», a-t-il raisonné, tout en laissant entendre que ce n'est pas lui seul qui prendra cette décision. Qu'il ne fait que participer au processus.

Cela dit, le ministre a admis que le projet de colisée était très avancé «et qu'on était à très peu de choses d'aller de l'avant.» Yves-François Blanchet n'a pas voulu non plus confirmer si on parlait toujours d'un projet de 5000 places. Lorsqu'on lui a demandé si cela pouvait être moins, il a répondu «que tout était possible.» La question d'une équipe de hockey junior majeur aurait à peine été effleurée «car ce n'est pas le but du projet qui est plutôt de servir la population et répondre à ses besoins récréo

sportifs» a-t-il noté. On aurait discuté par contre de loges corporatives.... sans trop s'enfarger dans les fleurs du tapis, semble-t-il.

Pour sa part, le maire Yves Lévesque semblait aux anges après une demi-journée passée aux côtés d'un ministre avec qui il était à couteaux tirés il n'y a pas si longtemps. Il en a profité pour présenter plusieurs autres projets et pour bien expliquer au ministre responsable de la région le créneau touristique qui était maintenant celui de Trois-Rivières, soit l'événementiel.

«Je pense que nos arguments tiennent la route, a-t-il déclaré. Mais chaque délai occasionne des dépenses additionnelles. Alors, c'est important pour nous d'avoir une réponse rapide, a-t-il insisté, mine de rien, tout en rappelant que Trois-Rivières a déposé son projet avant Laval et Québec. «Il n'y a pas d'autres projets avec un partenariat si intense et une implication si importante de la ville», a-t-il martelé.

Enfin, le directeur général du Complexe sportif Alphonse-Desjardins s'est dit d'avis que tout le monde était ressorti de cette visite «très satisfait». Jean-François Picard croit que le ministre Blanchet a maintenant en main tout ce qu'il faut pour prendre une décision éclairée, sinon quelques documents et quelques chiffres «qu'on va s'empresser de lui faire parvenir dès lundi matin.»

«On a pris le temps de bien expliquer le projet. On a eu une rencontre qui a été très intéressante pour tout le monde, où on a pu expliquer la nature et les objectifs du projet. À la fin, tout le monde semblait bien content. On va continuer à travailler dans le bon sens», a-t-il déclaré.

Le CHRTR

Par ailleurs, le ministre Blanchet s'est défendu d'avoir jamais laissé entendre que la Mauricie devrait choisir entre une nouvelle phase d'agrandissement du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières et un colisée. «Ce que je dis aujourd'hui, c'est que je pense que les deux projets vont se produire... et même d'autres projets dont on a discuté et que je pense qu'ils peuvent se réaliser.»

Il a ajouté que son gouvernement avait atterri dans une situation financière où il a trouvé «un trou non contesté de 1,6 milliard $» qui impliquera un réétalement des projets dans le temps.

«Je vais m'en remettre au bon vouloir de mon collègue Réjean Hébert (ministre de la Santé) sur la question du CHRTR. J'ai les informations dont moi j'ai besoin pour suivre ce dossier mais aujourd'hui, il n'était pas à l'ordre du jour.»

Groupe RCM: Blanchet se dit très sensible à la situation

Interrogé sur l'issue des problèmes financiers que connaît actuellement le Groupe RCM de Yamachiche, une entreprise de récupération, et sur la survie de ses 200 emplois d'ici le 11 mai prochain, le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a déclaré hier «qu'on pouvait espérer mais qu'il ne pouvait rien affirmer sur son avenir.»

«Il y a des aspects des activités de RCM qui sont en difficulté à cause de l'état du marché et d'autres qui restent intéressants. Il y a une analyse qui se fait actuellement sur la manière dont on pourrait aider.»

Le ministre Blanchet a assuré que la journée même où il a été mis au courant des difficultés de l'entreprise, son cabinet s'était mis en communication avec la direction.

«On suit la situation de près,  parce que j'espère très très fort trouver une solution, donner un soutien. On travaille sur des pistes de solution et je souhaite trouver quelque chose à court terme», a-t-il déclaré.

Rappelons que des délais trop longs associés au développement d'un nouveau procédé industriel destiné à transformer les pellicules de plastique et différents emballages multicouches auraient engendré des coûts de recherche et développement trop importants pour la capacité financière de Groupe RCM, une entreprise d'économie sociale considérée comme un fleuron dans la région et qui embauche plusieurs personnes handicapées.

Par ailleurs, les employés du Groupe RCM remettront lundi une pétition au député de Maskinongé, Jean-Paul Diamond, demandant au gouvernement du Québec de les aider à conserver leurs emplois par un

soutien financier et un support à la recherche et au développement.?

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