Une usine d'hydroliennes dans la région?

Steven Guilbeault était de passage dans la région... (Photo Stéphane Lessard, Archives La Presse)

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Steven Guilbeault était de passage dans la région hier pour célébrer le 20e anniversaire d'Équiterre.

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(Trois-Rivières) De passage dans la région hier pour célébrer le 20e anniversaire d'Équiterre Steven Guilbeault a qualifié de «bonne» la décision du Parti québécois de fermer la centrale nucléaire Gentilly-2 et d'imposer un moratoire sur les opérations d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste dans la région. L'environnementaliste originaire de La Tuque a toutefois laissé entrevoir de l'espoir pour l'économie régionale en affirmant que la compagnie Boeing et l'entreprise québécoise RER, une filiale de RSW, pourraient créer une nouvelle usine d'hydroliennes dans la région.

«Nous pensons que la fermeture [de Gentilly-2] est une bonne décision. Le nucléaire est un problème qu'on ne pouvait pas se payer», avoue d'entrée de jeu Steven Guilbeault qui n'hésite pas à souligner que la façon d'annoncer la fermeture de la centrale nucléaire aurait pu être «améliorée».

«Je pense que si on avait présenté le rapport d'Hydro-Québec avant d'annoncer la décision, ça aurait été probablement beaucoup plus facile à accepter dans la région.»

Par ailleurs, Steven Guilbeault estime que la fermeture d'un endroit comme la centrale nucléaire «n'est jamais une bonne nouvelle pour la région».

«On comprend que peu importe où on est, perdre 800 emplois de qualité n'est jamais une bonne nouvelle. Tout le monde comprend ça», ajoute l'environnementaliste originaire de La Tuque.

Le porte-parole d'Équiterre affirme toutefois que Gentilly-2 est une centrale qui aurait coûté «très cher à exploiter».

«Nous sommes de plus en surplus énergétique», précise-t-il.

«Il y a d'autres projets intéressants qui s'en viennent pour la région en matière de développement énergétique. On parle d'une nouvelle usine qui verrait le jour bientôt dans une nouvelle technologie.»

Steven Guilbeault parle ici d'une nouvelle usine d'hydroliennes, essentiellement des éoliennes qui fonctionnent sous l'eau, qui pourrait s'établir selon lui dans la région. Les entreprises Boeing et l'entreprise québécoise RER ont signé en ce sens un accord de principe avec le gouvernement du Québec lors du dernier Forum économique mondial à Davos, en Suisse.

«Le gouvernement du Québec a signé une entente de principe pour le développement au Québec d'un projet pilote de production d'hydroliennes destinées aux marchés internationaux», expliquait en janvier dernier le bureau de la première ministre dans un communiqué.

Steven Guilbeault affirme en entrevue qu'une annonce concernant ce projet sera faite bientôt. Déclaration que confirme le bureau de la première ministre. «Les détails du projet, qui contribuera à positionner le Québec comme leader dans le développement des technologies d'énergies propres, seront dévoilés lors d'une annonce au Québec.»

«Ces entreprises se cherchent un endroit où s'établir. Pourquoi pas en Mauricie? Boeing n'est pas un petit joueur, on pourrait produire ici un produit qui sera exporté partout sur la planète», ajoute Steven Guilbeault.

Dans un autre ordre d'idée, Équiterre met en garde contre l'exploitation des gaz de schiste. Il prétend que les connaissances ne sont pas suffisamment approfondies pour exploiter cette ressource. «L'état de la connaissance technique et scientifique est très limité. On ne connaît même pas encore les produits chimiques qu'on veut utiliser pour faire de la fracturation», soutient le porte-parole d'Équiterre en ajoutant que souvent les promoteurs font miroiter à tort de grands profits engendrés par l'exploitation des combustibles fossiles.

«Le gaz est là et il ne va pas s'en aller. Il ne va pas migrer vers l'Ontario ou les États-Unis. Il n'y a pas le feu et les prix du gaz sont très bas sur les marchés américains. Nous sommes à au moins dix ans d'une exploitation commerciale. Ce n'est pas vrai que demain matin on a des emplois partout et des bénéfices pour la société.»

Plus près de nous, Jean-Maxime Lemerise est président du Groupe d'actions d'Équiterre dans la région, fondé il y a déjà neuf ans. Il explique que le groupe s'intéresse énormément aux questions de l'alimentation. Il a notamment participé à la création de l'Écomarché.ca, un site internet qui permet d'acheter des produits alimentaires de producteurs de la région.

M. Lemerise ajoute que l'organisme régional travaille au développement de l'agriculture urbaine et des transports collectifs.

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