Aluminerie: soulagement à Bécancour

Les syndiqués de l'A.B.I. seront convoqués cette semaine... (Photo: François Gervais)

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Les syndiqués de l'A.B.I. seront convoqués cette semaine pour se prononcer sur le rapport de conciliation accepté samedi par leurs représentants syndicaux et la direction de l'aluminerie.

Photo: François Gervais

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(Bécancour) Après des mois de négociations, tout semble indiquer maintenant qu'il n'y aura pas de conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour. Le syndicat a annoncé son intention de recommander à ses quelque 900 membres le rapport de conciliation accepté samedi. La nouvelle est accueillie avec un soupir de soulagement dans la région.

«Un possible dénouement est en vue dans les négociations à l'Aluminerie de Bécancour, où travaillent 900 métallos. À la suite de la reprise des négociations le 10 février dernier en présence de la conciliatrice, un rapport de conciliation a été accepté aujourd'hui [samedi] par les représentants des parties», explique le syndicat des Métallos dans un communiqué de presse publié samedi après-midi.

Le syndicat local assure qu'il recommandera l'acceptation du rapport de conciliation à ses membres. «Le comité de négociation de la section locale 9700 en recommandera l'adoption sous peu aux instances syndicales. Les membres seront appelés à se prononcer au cours des prochains jours lors d'une assemblée générale, dont la date reste à déterminer», ajoute le syndicat qui précise bien que ce rapport de conciliation n'est pas une entente de principe.

Si le rapport de conciliation est accepté par les travailleurs, celui-ci deviendra la nouvelle convention collective.

Rappelons que la convention collective des travailleurs de l'A.B.I. est échue depuis novembre dernier. Le spectre d'un conflit de travail à l'A.B.I. causait beaucoup d'inquiétude à Bécancour et Trois-Rivières, entre autres. Ces régions ont été durement touchées ces derniers mois par la perte de quelque 800 emplois à la centrale nucléaire Gentilly-2.

Gaétane Désilets était très heureuse d'entendre la nouvelle samedi. «Quelle belle nouvelle», lance sans hésiter la mairesse de Bécancour qui a connu depuis son élection en août dernier son lot de mauvaises nouvelles économiques. «C'est la plus belle nouvelle depuis un bout. Nous souhaitions et espérions que les deux parties puissent s'entendre avec une entente gagnant-gagnant.»

Gaétane Désilets ajoute qu'elle espérait que les syndiqués et la direction de l'aluminerie évitent un conflit de travail. «Vraiment, c'est une belle nouvelle. Je suis très heureuse», renchérit-elle en avouant que les citoyens de Bécancour lui ont régulièrement manifesté leurs inquiétudes face au possible conflit de travail à l'A.B.I.

À ce titre, la mairesse de Bécancour souhaite que les travailleurs de l'aluminerie, qui appartient majoritairement à Alcoa, suivent la recommandation de leurs représentants syndicaux et acceptent le rapport de conciliation.

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, est également soulagé que les représentants de la direction et du syndicat aient accepté le rapport de conciliation. «C'est une très, très bonne nouvelle. C'est fantastique, je suis vraiment content», s'est exclamé au bout du fil le député de la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Il faut saluer la sagesse des deux parties, autant patronale que syndicale. Il aurait pu y avoir un arrêt de travail dès novembre. Je crois que les deux comprenaient l'enjeu de l'entente. S'il y avait un arrêt de travail, soit grève ou lock-out, c'était périlleux pour la survie de l'usine», estime Donald Martel. «Ils ont fait preuve de beaucoup de sagesse. Je veux saluer aussi l'ouverture des deux parties.»

«La région aurait difficilement accepté et vécu un conflit de travail compte tenu de la fin de la centrale nucléaire. Un conflit chez le plus grand employeur du parc industriel aurait été très difficile pour la région», ajoute le député de la CAQ.

Donald Martel affirme également qu'un conflit de travail aurait eu des impacts importants sur l'économie de la région, mais aussi sur les familles des travailleurs. «Je me réjouis pour les travailleurs et leur famille. Ils ont vécu beaucoup d'incertitude. Je pense que personne n'envisageait de gaieté de coeur un arrêt de travail avec tout ce que ça comporte notamment aux niveaux familial et économique.»

La Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec parle elle aussi d'un soupir de soulagement. «C'est une très bonne nouvelle. Il y avait un vent favorable depuis plus d'une semaine. Les employés avaient hâte qu'on arrive à une entente», estime de son côté le président de la Chambre, Jean-Denis Girard.

Le président de la Chambre ajoute que les PME de la région, dont plusieurs ont perdu un gros client avec la centrale nucléaire, seront très heureuses d'éviter un conflit de travail. «Un conflit de six mois et plus aurait pu mettre de nombreuses PME en péril.»

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