C'est du moins ce qu'a fait savoir, jeudi, la députée de Champlain, Noëlla Champagne au lendemain d'une commission parlementaire qui traitait notamment de la construction du nouvel aréna dans le secteur Cap-de-la-Madeleine au coût de 53,8 millions $.
«J'ai convaincu mon collègue de l'importance urgente de rencontrer les partenaires avec qui je travaille depuis neuf ans. On va faire le point sur quelque chose qui mérite d'être vu. M. Blanchet viendra partager avec nous ses interrogations. Je pense que ça va faire toute la différence du monde», a déclaré la députée péquiste.
Sans vouloir dévoiler la date exacte de la visite, Mme Champagne a mentionné qu'elle s'effectuerait quelque part entre la dernière semaine de février et la première de mars.
Mercredi soir, le dossier a refait surface à l'Assemblée nationale tout comme ceux de la phase II du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières et l'implantation d'un service d'hémodynamie, respectivement évalués à 51,5 millions $ et 3 millions $. Rappelons que le gouvernement provincial s'est engagé à débourser la moitié des coûts du projet de colisée jusqu'à concurrence 26,8 millions $.
Or, à la fin du mois de janvier, le ministre Blanchet avait déclaré en entrevue au Nouvelliste qu'il ne pouvait garantir les crédits budgétaires prévus pour un nouvel aréna et la phase II du CHRTR, ajoutant qu'il allait peut-être falloir choisir entre les deux et qu'il apparaissait préférable de favoriser la santé.
«Je le répète: le dossier n'a jamais été en danger car il se défend par lui-même. Le dossier n'a jamais cessé d'avancer et il chemine très bien», explique Mme Champagne, tout en rappelant que les décisions finales reviendront aux ministres respectifs, Sylvain Gaudreault (Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire) et Réjean Hébert (Santé et Services sociaux) qui doivent effectuer des coupes dans leurs ministères.
Picard se réjouit
Pour le directeur général du CSAD, Jean-François Picard, une visite des installations permettra assurément de convaincre les représentants du gouvernement de la nécessité d'une telle infrastructure à Trois-Rivières.
«Une image vaut mille mots. Au-delà du béton, c'est toute une organisation et le développement d'un projet mobilisant. Plus les gens connaissent le dossier, plus c'est facile de comprendre les enjeux», souligne-t-il.
Par ailleurs, M. Picard se réjouit de voir que le projet progresse toujours et qu'il se retrouve maintenant à l'étude par Infrastructure Québec. Il souligne du même souffle ne pas avoir été inquiété par les interrogations soulevées par le ministre responsable de la région.
«On est bien heureux d'avoir entendu parler du projet de façon positive. Depuis le début, on travaille en collaboration avec Infrastructure Québec et on n'avait pas eu de son de cloche différent. On continue à faire notre travail», résume-t-il.