Le colisée menacé

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Yves-François blanchet ne peut garantir les crédits budgétaires pour le futur colisée.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que le maire Yves Lévesque rêve du retour du hockey junior majeur à Trois-Rivières, le ministre responsable de la région, Yves-François Blanchet, ne peut garantir la disponibilité des crédits budgétaires pour le futur colisée multifonctionnel au Centre sportif Alphonse-Desjardins. Même qu'entre ce projet et celui de la phase 2 du CHRTR, estimée à 51,5 millions de dollars, il privilégie ce dernier.

Le ministre responsable de la Mauricie, Yves-François Blanchet,... (Photo: Sylvain Mayer) - image 1.0

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Le ministre responsable de la Mauricie, Yves-François Blanchet, vient de jeter une douche d'eau froide sur le projet de nouveau colisée au Complexe sportif Alphonse-Desjardins. Il a laissé entendre que les 26,8 millions $ annoncés par le précédent gouvernement pourraient ne pas être disponibles.

Photo: Sylvain Mayer

C'était en février 2011. Les sourires étaient radieux... (Photo: François Gervais) - image 1.1

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C'était en février 2011. Les sourires étaient radieux au terme d'une visite du ministre des Affaires municipales de l'époque, Laurent Lessard, aux installations du Complexe Alphonse-Desjardins. Un an plus tard, lors d'une rencontre à Québec, le ministre confirmait la participation de son gouvernement à hauteur de 50 % dans le financement du projet de nouveau colisée. Depuis hier, toutefois, plus rien n'est acquis.

Photo: François Gervais

«J'attends des chiffres du Conseil du Trésor, mais le gouvernement libéral a fait des annonces sans faire les provisions budgétaires», a-t-il confié en entrevue au Nouvelliste.

En mai 2012, le gouvernement Charest disait assumer 50 % de la facture du futur colisée jusqu'à concurrence de 26,8 millions de dollars, le projet étant estimé à 53,6 millions de dollars. Et l'amphithéâtre de 5125 places devrait être en opération à la fin de 2014.

Quant au fédéral, il n'a jamais voulu fournir sa part, sous prétexte justement qu'il ne finançait pas des installations destinées à accueillir des équipes sportives professionnelles ou des équipes de hockey junior majeur. Québec avait alors accepté de faire passer du tiers à la moitié sa participation au financement d'un colisée afin de compenser le refus d'Ottawa.

«Je serais curieux d'avoir l'opinion des Trifluviens. Si Trois-Rivières devait choisir entre l'hôpital et un aréna, ce dernier choix ne serait pas le plus logique», a ajouté le député de Johnson. «Je ne tranche pas la chose, mais je suis sensible au dossier de l'hôpital et la santé est une priorité», renchérit-il.

Celui-ci dit «ne pas être dupe» par rapport à «l'intrigue» autour d'une équipe de hockey à Trois-Rivières. «On a joué dans ce film-là à Québec. Il n'y a pas d'autres manières de rentabiliser un colisée que d'avoir une équipe. Je comprends les gens de Shawinigan et le maire Angers d'être de mauvaise humeur», poursuit M. Blanchet.

Rappelons qu'un groupe d'homme d'affaires piloté par Réal Breton tente de faire revivre le hockey junior majeur dans le nouveau colisée du CSAD. Parmi les gens qui entourent l'ex-président des Cataractes, on retrouve notamment Geoff Molson, les frères Peter et Richard Simons ainsi que Bob Hartley.

Joints hier au téléphone, le maire Yves Lévesque et le directeur général du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, Jean-François Picard, ont tous les deux refusé de commenter les déclarations du ministre Blanchet.

Quand au conseiller du district du Sanctuaire, Alain Croteau, qui agit également comme représentant de la Ville sur le conseil d'administration du CSAD, il ne croit pas que cela mette en péril tout le projet d'un nouveau colisée dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. «Pour l'instant, je vois ça plus comme un retard qui est occasionné par une décision du gouvernement. Et il ne faut pas oublier que le gouvernement en place est minoritaire», mentionne-t-il.

M. Croteau estime d'ailleurs que si jamais le gouvernement doit effectivement choisir entre un nouvel aréna et la phase 2 au CHRTR, il semble plus logique de favoriser la santé. «Comme citoyen et conseiller municipal, si on doit choisir, je pense que la santé est plus importante», dit-il.

Par ailleurs, le ministre de l'Environnement s'est visiblement mordu les lèvres pour ne pas commenter les propos du maire Lévesque qui réclame la démission du grand patron d'Hydro-Québec et une révision de tout le dossier Gentilly-2.

«À la veille d'un nouveau set, il y a un jeu de positionnement. C'est de bonne guerre. D'un côté, le maire veut la centrale, de l'autre, il veut mettre la main sur une partie du 200 millions $. À sa place, je me réjouirais que 75 % du fonds sera pour Bécancour et Trois-Rivières alors que la centrale est exclusivement à Bécancour», fait-il remarquer.

Quant aux demandes d'un fonds plus généreux, «la preuve est faite qu'on peut dire n'importe quoi dans ce dossier-là».

«À la commission parlementaire, qui est utile tant que c'est un outil de démocratie et non un show de boucane, ce ne sont pas les gens de la région qui vont poser des questions au ministre, c'est le ministre régional qui va poser des questions», a-t-il prévenu en conclusion.

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